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Frédéric Perrot réclame la réinstauration d’un système de régulation |
Frédéric Perrot, président de la FRSEA de Franche-Comté, est revenu sur la crise agricole qui touche de nombreuses productions. Il en a appelé à la mobilisation car l’avenir des exploitations en dépend. Il a enfin salué Guy Ciron pour son engagement.
Pas d‘assemblée générale de la MSA sans discours de représentants syndicaux. Faute d’un jeune, Frédéric Perrot, président de la FRSEA de Franche-Comté, intervient au nom de toute la profession agricole, sur fond de crise sans précédent depuis 30 ans comme le reconnaît même Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture.
Comme le confirme Frédéric Perrot : « C’est du jamais vu. Cette crise impacte nos revenus, donc nos cotisations. Car une majorité de productions se retrouvent au fond du gouffre. »
Si les exploitants agricoles sont touchés de plein fouet, les travailleurs saisonniers ne doivent pas être oubliés.
Notamment d’un point de vue de l’équité des charges sociales donc de la concurrence. « Nous nous devons de résoudre cette question sinon bon nombre d’entreprises disparaîtront. » Il est plus que temps de se pencher sur l’avenir pour donner quelques perspectives à l’agriculture nationale.
« Pour la sauver. Sinon, des pans entiers vont disparaître et rien ne les remplacera. » Risquant de laisser ainsi un vaste désert. « Et ce sont les Jeunes agriculteurs qui vont aller les premiers au casse-pipe ; c’est insoutenable. »
Plutôt que de haranguer les foules avec un prix du lait sans se préoccuper de l’état des marchés, Frédéric Perrot veut agir pour « réinstaurer un système de régulation, pour combattre les dégâts de l’ultralibéralisme. Il en va de l’enjeu alimentaire. »
Pas seulement. « Avoir une agriculture prospère avec des femmes et des hommes est vital ; ils vivent sur des territoires sur lesquels ils remplissent leur mission. Il faut que l’État en prenne conscience. »
« Travail collectif »
Pour passer le cap, il faut que les exploitations agricoles retrouvent une vraie santé financière ; l’avenir des fermes en dépend. « C’est pourquoi il nous faut nous battre ensemble pour exister encore demain. »
Ensemble, comme l’ont fait de tout temps ceux qui prônent et portent les valeurs de mutualisme et de coopération. « Ce travail collectif doit nous permettre d’être encore là dans cette belle Franche-Comté qui est si diverse. »
« Nous n’avons absolument pas le droit de laisser des gens au bord de la route », appuie Guy Ciron. «D’autant moins le droit que ce sont les enfants qui trinquent. Malgré cela, malgré tout, il nous faut rester optimiste », encourage le président de la MSA.
Le président de la FRSEA a bien entendu également salué l’engagement de Guy Ciron au sein de la MSA de Franche-Comté : « Merci d’avoir su fédérer la MSA régionale qui couvre un secteur allant de Faucogney-et-la-Mer - dans les contreforts des Vosges - à Thoirette - aux portes d’Oyonnax - : c’était un pari d’abord osé, puis possible ; tu l’as réussi. La MSA a su aplanir les limites départementales tout en ayant une politique de proximité basée sur l’écoute du terrain. »
Enfin, Frédéric Perrot a rappelé l’impérieuse nécessité de participer massivement aux votes des délégués cantonaux MSA par correspondance.
L’État présent
« La crise du lait qui occupe l’actualité est aussi liée à la crise économique et à la crise de la consommation », avance Philippe Maffre, secrétaire général pour les affaires régionales. « Malgré cette crise, vous avez su rester à l’écoute. »
Ne voulant pas insister sur un terrain particulièrement mouvant, le représentant du préfet a préféré axer son propos autour de ce que l’État réalise ses dernières années : la RGPP (réforme générale des politiques publiques), en faisant le rapprochement avec la récente réorganisation de la MSA en une structure régionale.
« Votre action de modernisation est très dynamique et très active. »


