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Les bâtiments agricoles centrales solaires
Panneaux photovoltaïques
Jura agricole et rural
Publié le:  17 octobre 2009
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A l’heure actuelle, quatre fabricants français proposent des produits photovoltaïques

Les installations de panneaux solaires connaissent un véritable engouement dans nos campagnes, sur le toit des maisons ou des exploitations agricoles.

Depuis deux ans, le photovoltaïque a le vent en poupe en France. Le chiffre d’affaires du photovoltaïque s’élève en 2008 à 500 millions d’euros et 2100 emplois et pourrait être multiplié par 5 d’ici 2015.

Poussée par une volonté politique forte, une filière industrielle française est en train de voir le jour avec quatre fabricants de panneaux solaires sur le territoire.

Il existe de multiples types de panneaux photovoltaïques avec leurs avantages et inconvénients. Avant de se lancer, il convient de se poser les bonnes questions et de se faire accompagner pour choisir l’installation la plus rentable.

Dans le domaine du photovoltaïque, la technologie évolue très rapidement sous l’impulsion notamment d’une filière industrielle et de recherche française très innovantes. Aujourd’hui, quatre fabricants français proposent des produits performants et produits sur le territoire.

« Grâce à un mix énergétique français peu émetteur de CO2, les panneaux photovoltaïques fabriqués en France produisent dix fois moins de CO2 que les produits chinois et sept fois moins que les panneaux allemands, résume Jean Therme, le directeur de la recherche technologique du CEA. Il est donc important que les clients privilégient les panneaux français. »

Différentes technologies

D’un point de vue technologique, il existe deux filières de panneaux solaires : l’une basée sur le silicium, l’autre en plein développement utilisant des complexes de matériaux en couches minces.

Fabriqués à partir de silicium, les modules monocristallins possèdent un meilleur rendement au m2 (15 % à 18 %) que les modules polycristallins (12 % à 15 %) mais coûtent plus cher. Ils sont souvent privilégiés lorsque les espaces disponibles sont limités.

Autre procédé de fabrication, les modules polycristallins représentent 45 % du marché car ils affichent aujourd’hui le meilleur rapport qualité/prix et une durée de vie qui dépasse 35 ans. Cependant, les panneaux en silicium s’échauffent rapidement et perdent en performance au-delà de 35°C.
D’un autre côté, les modules couches minces font aujourd’hui l’objet d’intenses recherches. Ils affichent un rendement inférieur aux panneaux en silicium (7 à 8 %) mais offre une meilleure production par lumière diffuse ou sur des sites n’offrant pas une orientation sud optimale. I

ls peuvent être souples, sont moins coûteux et moins gourmands en énergie lors de leur fabrication. Les industriels investissent énormément dans cette filière qui offre des perspectives de développement très importantes.

C’est par exemple le cas de Solsia, une PME française qui espère proposer dès 2011 des modules couches minces à 12 % de rendement. La performance d’une installation ne dépend pas uniquement des panneaux mais aussi du câblage, du choix et du réglage de l’onduleur qu’il faut remplacer au bout d’une dizaine d’années.

Conditions d’installation et démarches administratives Avant de se lancer dans une installation photovoltaïque, il convient d’étudier la faisabilité sur le site. Il faut compter aujourd’hui entre sept et huit euros d’investissement par Watt crête installé pour un retour sur investissement compris entre huit et treize ans en fonction des régions et des aides. Pour accueillir une installation de modules photovoltaïques, il faut disposer d’un toit idéalement orienté au sud avec une pente de 30°.

La surface doit être exempte de tout masque occultant une partie du rayonnement solaire direct. Les masques peuvent être des bâtiments ou des obstacles (constructions, pylônes, végétation, cheminée, etc.) Attention à prendre en compte la course du soleil en fonction des saisons pour calculer les ombrages. Installer des panneaux solaires sur une exploitation ne se fait pas à la légère. La première étape consiste à faire réaliser plusieurs devis par différents installateurs locaux. Il est alors possible de réfléchir au financement et d’entamer les procédures administratives.

Pour y voir clair dans les différentes techniques de panneaux, les chambres d’agriculture et les Espaces info énergie de votre département peuvent examiner votre projet et vous conseiller.

D’autre part, il convient de contacter sa mairie pour connaître les contraintes en matière d’urbanisme. Pour le bâti existant, il faudra obtenir une déclaration préalable (1 mois en moyenne).

Ensuite, les démarches d’obtention des contrats d’achat et de raccordement oscillent entre quatre à huit mois car les administrations sont de plus en plus sollicitées.

Les procédures sont plus complexes pour les installations supérieures à 36 kW. Tout producteur d’électricité qui revend son électricité doit souscrire une assurance responsabilité civile pour obtenir un contrat avec EDF. Certaines assurances ont inclus ce risque sans surcoût dans la garantie « multirisque habitation ».

Il est d’ailleurs conseillé de faire intégrer la valeur de votre installation photovoltaïque à votre contrat d’assurance pour qu’elle soit couverte en cas d’incendie ou de bris de glace.


Un guide gratuit d’aide au montage de projet sera disponible fin octobre dans les chambres d’agriculture de Rhône-Alpes : le photovoltaïque raccordé au réseau en milieu agricole édité par Rhône-Alpes énergie.




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