Après en avoir repoussé plusieurs fois la diffusion, l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a publié le 9 octobre sa très attendue étude sur l’analyse de cycle de vie des biocarburants.
Celle-ci va de l’extraction des ressources ou de la production de la biomasse jusqu’à la combustion des carburants dans les moteurs.
Cinq critères y sont analysés.
En ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’énergie renouvelable, « l’ensemble des filières biocarburants présente des bilans moins émissifs que les carburants fossiles » explique l’Ademe.
Sur cet indicateur, « les éthanols sous forme d’ETBE ont des bilans légèrement moins favorables.
L’éthanol de canne à sucre obtient les meilleurs résultats, devant le biodiesel de palme ». La synthèse ne prend toutefois pas en compte le changement d’affectation des sols, qui pourrait venir pénaliser le bilan de ces biocarburants.
En dernière position, arrive l’éthanol de blé.
Deux critères sont souvent défavorables aux biocarburants, la toxicité humaine et l’eutrophisation.
Pour les biodiésels, les esters de palme ont le meilleur bilan en terme d’énergie non renouvelable consommée.
Les esters produits à partir d’huiles alimentaires usagers et de graisses animales obtiennent les meilleurs scores en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre.


