Le Jura Agricole et Rural
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Une origine, un terroir et une tradition
AOC bois du Jura
Jura agricole et rural
Publié le:  12 novembre 2009
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Le dossier est déclaré recevable par l’Institut national de l’origine et de la qualité.  Si ce dossier est validé par l’Inao (Institut national de l’origine et de la qualité), ce sera une première en France.

Faire reconnaître un produit autre qu’alimentaire comme Appellation d’origine contrôlée (AOC), voilà tout l’enjeu depuis 2002 de l’Association française pour l’AOC « Bois du Jura » et de l’Association suisse pour l’AOC « Bois du Jura ». Une demande qui fait suite à la Loi d’orientation forestière de 2001 favorable au renforcement de la compétitivité économique pour la filière.

Xavier Lacroix, la cheville ouvrière de dossier côté français a présenté l’évolution de ce dossier aux élus des communes forestières. Premiers concernés si l’AOC est validé car les bois pourraient prendre une belle plus-value.

L’objectif de cette reconnaissance franco-suisse est de compenser les handicaps naturels de la forêt de montagne et ceux d’une industrie du sciage très liée au territoire par une valorisation supplémentaire des produits transformés, sur des marchés de niche, en s’appuyant sur un signe de qualité et d’origine.

En effet, les bois résineux du Jura souffrent d’une concurrence d’autres massifs (Morvan, Limousin, Europe du Nord et de l’Est...) tout en véhiculant une notoriété historique et une image positive des savoir-faire locaux.

Attendue pour 2011

Déposé en décembre 2004, le dossier vient d’être déclaré recevable dans la procédure d’instruction de l’Inao. Un pari pas gagné d’avance du fait que le produit n’est pas alimentaire. D’ailleurs, les membres de la commission d’enquête sont tous des professionnels de l’alimentaire.

Autre hic, les gros industriels de la transformation des bois nationaux sont opposés à cette AOC bois du Jura. Côté Suisse, l’avancement du projet dépend encore d’une évolution de la loi attendue en 2010.

Malgré quelques embûches, les porteurs de projet ne se laissent pas abattre. « On a en partie convaincu l’Inao des liens entre cette production, les paysages et le terroir »,rassure Xavier Lacroix.

« Avec la commission d’enquête, la discussion vient de commencer. D’ici à 2 ans, la reconnaissance est possible. Cela aura duré 10 ans si cela marche », souligne Xavier Lacroix qui se montre confiant quant au dénouement.




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