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L’après 2013
Euromontana
Jura agricole et rural
Publié le:  12 novembre 2009
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Lors du récent sommet de l’élevage à Cournon Sylvain Marmier qui représente la FNSEA à Euromontana est intervenu sur le sujet du moment : le bilan de la Pac et l’après 2013. Extraits.

Le bilan de santé de la Pac a apporté son lot de tension, avec le fameux rééquilibrage des aides et la crise qui touche de plein fouet tous les secteurs de production. D’où l’action d’Euromontana, cette association Européenne multisectorielle pour la coopération et le développement des territoires de montagne.

Elle rassemble des organisations nationales et régionales de différents pays de l’Europe : agences de développement régional, collectivités territoriales, organisations agricoles, agences environnementales, organisations forestières et instituts de recherche.

La mission d’Euromontana est donc de promouvoir des montagnes vivantes en œuvrant pour le développement global et durable et l’amélioration de la qualité de vie.

Et s’il en est un qui croît au développement de la montagne et à la nécessité d’agir pour la défendre c’est bien Sylvain Marmier.

Anticiper

« Dans le contexte actuel, il faut travailler assez tôt en amont dans le cadre des réseaux européens qui œuvrent en faveur de la montagne » dit-il.

Anticiper pour l’après 2013 est donc à ses yeux une nécessité.

Encore faut-il que le budget de la Pac soit à la hauteur des enjeux et d’une véritable politique agricole.

À Cournon, Sylvain Marmier a d’abord défendu un principe : celui selon lequel il ne faut pas opposer les agricultures, la filière de l’élevage et celle des céréales, les zones de montagne et celles de plaine, les petites et les grosses exploitations.

« Tous les territoires ont leur importance, leur rôle, ils sont donc complémentaires puisque par exemple, les éleveurs sont les premiers consommateurs de céréales. »

Faire de la valeur ajoutée, jouer un rôle dans l’occupation du territoire, avoir un rôle dans les crises alimentaires doivent être selon lui des ambitions pour la Pac. Mais encore faut-il de la régulation, de la stabilité - une vache met par exemple trois ans pour faire un veau -, une juste répartition des marges, une concurrence loyale entre les continents.

En somme il faut selon l’agriculteur de Frasne plus de cohérence et pour aller dans le concret des propositions « une aide à l’hectare de base que l’on soit dans la Beauce ou dans les Alpes, mais une aide qui soit juste et adaptée à l’évolution des marchés et aux handicaps subis par les territoires ».

Autrement dit des aides plus ciblées qui ne tiennent plus compte des références historiques avec pour les zones de montagne un dispositif de soutien à plusieurs niveaux qui compense les surcoûts et qui permette d’investir dans les bâtiments, la mécanisation ou la mise aux normes.

« Enfin, il faut des filières efficaces valorisant les produits de montagne et un cadre européen pour les produits de montagne. » Bref, on le voit une politique ambitieuse qu’il s’agit de défendre pied à pied par le lobbying.

Et Sylvain Marmier de dire aussi avec force qu’il faut éviter de stigmatiser les systèmes de production et de les opposer en construisant une voie du milieu avec un esprit d’entrepreneur, le tout dans le respect des hommes et des terroirs.




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