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Visite d’un bâtiment vaches allaitantes produisant de l’électricité et présentation de matériel avec les établissements Mazeron. |
Le groupement Franche-Comté Élevage a organisé, en collaboration avec Bourgogne Élevage, une journée technique sur le thème des bovins charolais. Au programme : la visite d'un atelier d'engraissement de broutards qui valorise bien la ration alimentaire, le point sur l'insémination artificielle en charolais et la découverte d'un bâtiment d'élevage avec panneaux photovoltaïques.
Une quarantaine d'éleveurs ont répondu présents à l'invitation de leur coopérative, ce 12 janvier, malgré le froid et la neige. Chez Sylvain Jeanneaux, à Longwy-sur-le-Doubs, ils ont découvert l'engagement d'un jeune agriculteur pour l'élevage charolais.
En 2007, Sylvain a repris la ferme familiale et les productions qui vont avec : l'engraissement de 65 broutards charolais par an pour 15 ha de surface fourragère et 88 ha cultures de vente dont 16 ha de légumes. Les particularités de l'élevage reposent sur le passage à l'herbe d'un lot de broutard du 1er avril au 15 août et sur une alimentation diversifiée et économique.
Essentiellement à base d'ensilage de maïs, d'herbe et de sous-produits : pulpe de pomme de terre, son de blé et de maïs, fanes de petits pois enrubannées...
« J'essaie de m'adapter au marché. L'arrêt des betteraves dans le secteur m'a obligé à remplacer les 200 tonnes de pulpe surpressée que l'on donnait aux animaux par davantage de maïs cultivé sur l'exploitation. Je suis passé de 3 à 5 ha de maïs ensilage dont 2 ha en culture dérobée. Les 10 ou 15 bottes de fanes de petits pois me permettent de finir les lots qui restent de juillet à septembre », explique le jeune éleveur.
L'utilisation de cultures fourragères dérobées (maïs, RGI) et de son concassé est très performante dans une ration d'engraissement. « L'association amidon et cellulose apporte une meilleure efficacité alimentaire, c'est ce qui fait le petit « plus » dans un système diversifié tel que celui-ci », indique Pascal Douheret, technicien de Franche-Comté Élevage.
Désaisonner les ventes
Après l’exposé technique, les résultats économiques 2009 ont été développés pour chaque lot commercialisé. Les 46 taurillons charolais en stabulation ont été abattus à un poids moyen de 436,7 kg de carcasse et un prix unitaire de vente de 1371 euros soit 3,14 euros /kg. Les GMQ ont été ralentis (1 494 g) dans le contexte de la FCO avec une perte de 100 à 200g par rapport à une année normale.
Les 20 charolais à l'herbe, « lâchés tôt et rentrés tôt pour ne pas se retrouver sur de l'herbe sèche », ont un poids de carcasse moins important à l'abattage : 428,2 kg mais le désaisonnement, avec une vente en janvier, permet d'obtenir un meilleur prix : 1461 euros soit 3,41 euros/kg.
Le critère santé et le pourcentage de pertes sont importants dans le calcul du résultat final. L'achat d'un lot de broutards qui n'a pas transité par plusieurs centres d'allottement et qui vient d'un même élevage offre de meilleures garanties.
Du côté de la conduite sanitaire, l'éleveur a pratiqué un déparasitage, une vaccination contre la RSD-BVD-PI 3 (2 injections) et contre l'entéroxémie (2 injections).
Les frais vétérinaires ont été de 25, 42 euros par animal et l'alimentation aura coûté 314,74 euros par bovin soit 1,04 euro par jour et par animal. La marge semi-nette par tête est de 222,38 euros.
Concilier bâtiment d'élevage et photovoltaïque
Pour terminer cette matinée, les éleveurs ont pu découvrir l'intérêt de l'insémination artificielle avec les choix de taureaux sur génisses de premier veau et sur vaches. Une présentation faite en collaboration avec Jean-Charles Hanriot de GeN'IA Test et Evolia.
L’après-midi s'est poursuivi en Côte-d’Or avec la visite de l’exploitation du Gaec Beaumont à La Perrière-sur-Saône qui vient de construire un bâtiment vaches allaitantes avec panneaux photovoltaïques. L'occasion pour Jean-Paul Clerget de Bourgogne Élevage de rappeler que le projet de production d'électricité doit se concilier avec les exigences d'un bâtiment d'élevage « pour construire un projet réaliste ».
La visite a été complétée par quelques conseils concernant l'éco-construction, la simplification du travail et les économies d'énergie.
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