Le Jura Agricole et Rural
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État des lieux sur les exploitations céréalières
Jura agricole et rural
Publié le:  04 février 2010
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Retour sur quelques chiffres concernant les exploitations céréalières dans le Jura et le Doubs. Un état des lieux présenté lors de l'assemblée générale du CER France Jura.

Dans le contexte de crise que traverse actuellement le monde agricole, et face à la fluctuation des cours des grandes cultures, les exploitants cherchent à actionner les leviers à leur portée. Le raisonnement des charges de production et de structures fait partie de ces leviers.

Le CER France Jura, lors de sa dernière assemblée générale, a présenté l'évolution de ces différents postes et celle du revenu des céréaliers dans le Jura. « L'action collective et syndicale a toute son importance pour défendre le revenu des producteurs par la défense des prix et l'allégement de certaines charges.

Individuellement, sur son exploitation, on peut aussi agir pour améliorer ses marges », indique Vincent Thoral, responsable conseil CER France pour le Jura et le Doubs.

C'est sur la base des résultats recueillis dans ces deux départements sur des exploitations céréalières, que le CER livre quelques chiffres.

Un état des lieux nécessaire pour aller plus loin et pourquoi pas, à l'image de ce qui s'est fait pour la production laitière, mettre en place un groupe de travail inter OPA sur la maîtrise des charges. Des échanges existent déjà entre FDCuma, CER, conseillers chambre d'agriculture, GVA sur ces questions.

Comment toucher un maximum d'agriculteurs et étudier avec eux les marges de progrès sur leur exploitation ?

D'autres outils sont proposés pour sécuriser le revenu comme le nouveau système d'assurance récolte, les DPA (déduction pour aléas y compris économiques) ou encore le stockage, le choix de la mise en marché... Certains exploitants ont avancé sur le remembrement ou l'assolement en commun.

Autant de questions à suivre et sur lesquels nous reviendrons dans une série d'articles et de témoignages.


Résultats courants par UTH

La variabilité importante du résultat par UTH,  qui peut passer de 40 000 euros à un résultat proche de zéro pour l'exercice 20009/2010 (récolte 2009), pose la question de la gestion de ce risque. Ramené sur 5 à 10 ans, le point moyen est de 20 à 25 000 euros par UTH.
L'EBE sur deux ans a varié : de 80 0000 à 30 000 euros.

Trésorerie : des annuités en hausse
Les charges de mécanisation ont varié de 39 à 45 euros par tonne de blé en 3 ans. Le choix d'investissements matériels importants en « bonne année » (2007) correspond à des investissements en attente après une conjoncture peu favorable (15 000 euros de résultats en 2006), mais également à des investissements pour raison fiscale ou pour améliorer les conditions de travail.

La hausse des charges
Le prix de revient du blé est de 150 à 155 euros par tonne. Le prix du marché actuel est bien en deçà. Si le prix de revient sur l'exploitation est de 160 euros, est-ce qu'on peut estimer que le prix de marché sera meilleur pour les 10 années à venir ou faut-il revoir à la baisse son prix de revient ?

Chiffres CER France 25-39  issus d'une analyse de groupe sur des exploitations céréalières du Jura et du Doubs (exploitations de plus de 40 ha de cultures et dont 80% du produit est lié aux grandes cultures, hors primes).




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