François Garrivier, président de la commission bovine de la FRSEA Rhône-Alpes, apporte un éclairage et donne la position professionnelle concernant l’accord encadrant la propreté des bovins entrant à l’abattoir.
« Force est de reconnaître que l’introduction d’animaux très sales à l’abattoir pose des problèmes et engendrent des coûts supplémentaires à la filière viande bovine.
Je tiens à préciser que, lorsqu’un scandale de biftecks hachés contaminés par des souillures éclate, nous sommes, nous les producteurs, très vite pénalisés par la baisse de consommation de viande bovine que cela provoque.
Néanmoins, il ne faudrait pas que cette prise en compte d’animaux très sales devienne un moyen facile pour les abatteurs de sanctionner financièrement des animaux qui ne le méritent pas !
C’est pourquoi, nous exigeons que la reconnaissance de la salissure soit effectuée par la, « seule et unique », direction des services vétérinaires. Si ce n’est pas le cas, aucune sanction ne sera applicable.
Je rappelle également que ce sont les salissures sèches qui posent soucis et qu’il ne faudrait pas imputer à l’éleveur des souillures qui seraient dues au transport.
En fonction de ces éléments et des photos illustrant les différentes classes de propreté de l’encadré, je souhaite que l’ensemble des producteurs se responsabilise, afin d’éviter des litiges avec les abatteurs.
La commission régionale bovine a également sollicité un entretien avec la direction des services vétérinaires de la Loire et celle de la région Rhône-Alpes, afin de clarifier cette situation mais également pour parler des problèmes de saisie en abattoir, notamment celui des foies. »
La FRSEA Franche-Comté ainsi que 11 autres régions ont manifesté à Paris le 27 avril pour défendre les grandes cultures. Parmi les revendications suivantes, laquelle vous semble la plus importante :
- 06 mars - 26 septembre 2010
Exposition à l'Écomusée



