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Gaec de la Surfriette à Loray, transformation et agrandissement d’une étable entravée en stabulation libre. |
Bâtiments conventionnels simplifiés, bâtiments simplifiés à logette avec aire d’exercice non couverte, tunnels ou encore parcs stabilisés d’hivernage constituent des pistes intéressantes pour limiter le poids de l’investissement bâtiment.
Les techniciens bâtiments du grand Est, plus quelques collègues suisses et belges, étaient réunis dans le Doubs les 20 et 21 janvier dernier. Au programme de cette rencontre, visites d’installations sur le thème de l’énergie (méthanisation, chauffage au granulé bois…), visite de bâtiments d’élevage, et échanges sur différents thèmes techniques, notamment celui des bâtiments économes.
Pour faire un point sur les différents bâtiments économes existants, l’Institut de l’élevage a procédé entre 2006 et 2009 à une étude dont Stéphane Mille, du service bâtiment et environnement, a donné les résultats.
Ce travail s’est appuyé sur le suivi de 23 élevages bovins en production laitière et allaitante où a été mis en service un bâtiment dit « économe » en faisant un suivi du projet depuis son démarrage jusqu’à sa mise en fonctionnement.
Le but des auteurs de cette étude était de présenter des solutions certes moins coûteuses, mais qui pour autant ne pénalisent pas les performances des animaux et maintiennent pour l’éleveur un confort de travail satisfaisant.
Stéphane Mille soulignait aussi en introduction que si le coût du bâtiment en lui-même est pris en compte, son coût de fonctionnement (paille, main d’œuvre…) doit l’être lui aussi. À quoi sert d’avoir un bâtiment économique à construire s’il se révèle cher à l’usage ?
Économe à l’usage aussi
Bien entendu, pour des éleveurs ou des techniciens attachés aux surfaces et aux volumes des stabulations traditionnelles, ces solutions peuvent paraître peu crédibles, car trop « légères ».
« Ce ne sont pas des modes de logement adaptés à toutes les régions, mais cela permet d’élargir la gamme des solutions possibles. Tous les éleveurs n’ont pas forcément les mêmes attentes pour leurs bâtiments d’élevage, mais je comprends que certaines des solutions proposées puissent surprendre. Il est normal que les éleveurs s’interrogent, mais nous avons des arguments sur les volets performances des animaux, bien-être, conditions de travail, intégration paysagère et respect de l’environnement », précise Stéphane Mille.
Bien entendu, tout n’est pas reproductible partout. Des facteurs comme l’altitude, la pluviométrie et la disponibilité en paille restreignent d’autant les possibilités.
Dans le cas des bâtiments conventionnels simplifiés, l’étude de l’Institut montre que la réduction des coûts passe par un cumul de petites économies qui, mises bout à bout, peuvent représenter un chiffre intéressant (jusqu’à 50 %).
Mais il faut d’abord bien cadrer le projet techniquement et économiquement et surtout s’y tenir ! Parmi les pistes à privilégier, l’enquête a mis en avant l’importance d’opter pour des bâtiments de forme compacte avec des charpentes simples et des portées standard.
Côté béton, il faut limiter le plus possible les parois en maçonnerie au profit du bardage et optimiser la dimension des ouvrages de stockage des déjections et des zones de transfert. Pour le sol, il existe aussi des alternatives au tout béton. Des techniques telles que l’enrobé, l’asphalte ou plus simplement les sols compactés peuvent être envisagées en particulier pour les couloirs de distribution.
« Pour les six élevages suivis, il y a 10 à 30 % d’économie possible sur cette notion des choix techniques auxquels s’ajoutent 16 à 32 % d’économie liés à l’auto-construction partielle du bâtiment. Si on cumule les deux, l’économie est de l’ordre de 40 à 45 % en faisant la comparaison à un bâtiment à fonctionnalité équivalente entièrement construit par entreprise ».
Solution extrême : moins de 100 euros la place !
Les parcs stabilisés d’hivernage (PSH) sont une solution qui paraîtra pour le moins surprenante aux yeux de bien des éleveurs. Pour résumer en quelques mots le principe, il s’agit d’une stabulation libre sans toit! Les rares PSH actuellement en service sont plutôt dans des zones au climat océanique (Irlande, Nouvelle-Zélande). Aucune enquête exhaustive n’a cependant été réalisée pour faire un état des lieux précis sur leur nombre et leur localisation.
Le modèle le plus abouti est probablement celui mis en place sur la ferme expérimentale de Trévarez en Bretagne, à partir de préconisations irlandaises. Son agencement fait qu’il est comparable à une stabulation avec aire paillée + aire d’exercice raclée + couloir d’alimentation bétonnée avec cornadis, mais sans toit !
Réalisé en 2006 par une entreprise, son coût avoisinait les 1 500 euros/place ! Mais il est bien entendu possible d’être beaucoup moins dépensier. Matériaux de récupération (traverse, glissière…) et auto-construction ont permis à un des éleveurs suivis de mettre en place un PSH pour moins de 100 euros/place.
Les PSH conviennent mieux à des éleveurs qui jusque-là avaient leurs animaux en plein air. Le lieu d’implantation doit être étudié avec attention : végétation coupe-vent, distance par rapport au stock de fourrage, relief du terrain pour faciliter l’écoulement puis le recueil des jus.
Des expérimentations ciblées sur les systèmes allaitants ont démarré cet hiver sur trois fermes expérimentales situées en Saône-et-Loire, en Haute-Vienne et dans le Puy-de-Dôme.
Pour les tunnels d’élevage, il existe deux types de structure possibles : les tunnels abris d’élevage et les tunnels pieds droits simples type multichapelle.
Les tunnels abris d’élevage type demi-lune reposent directement sur le sol. Ce sont jusqu’à présent les plus courants. Leurs dimensions sont à peu près standards.
La cote habituelle est 9,3 m de large, mais il convient de ne pas dépasser une trop grande longueur pour avoir une bonne ventilation naturelle. 18 mètres serait un bon compromis, avec ensuite une certaine souplesse dans l’agencement intérieur.
Également appelés multichapelle, les tunnels pieds droits simples offrent de nombreuses possibilités d’aménagement pour arriver au final à des solutions proches de ce que l’on peut rencontrer avec des stabulations plus « classiques » : couloir d’alimentation central ou latéral, aire paillée intégrale ou aire paillée + aire d’exercice couverte ou même logettes + aire d’exercice couverte ou non couverte.
Cependant les tunnels pieds droits ne sont a priori pas conçus pour fonctionner avec une face ouverte, du moins cette solution est encore très peu fréquente.
D’après les exploitations enquêtées, si les travaux d’installation sont réalisés par un tiers, cela représente un coût de 1 350 euros/place de vache allaitante pour une solution tunnel abri aire paillée + aire d’exercice non couverte et 2 000 euros pour un multichapelle avec aire paillée + aire d’exercice.
La FRSEA Franche-Comté ainsi que 11 autres régions ont manifesté à Paris le 27 avril pour défendre les grandes cultures. Parmi les revendications suivantes, laquelle vous semble la plus importante :
- 06 mars - 26 septembre 2010
Exposition à l'Écomusée



