Les précipitations se sont raréfiées en janvier dans la quasi-totalité des stations météorologiques des régions Rhône-Alpes, Bourgogne et Jura. Le premier mois de l’année a également été très froid avec des températures bien en deçà des normales.
En janvier, la pluie ou la neige se sont faites plus rares sur nos régions. Le mois de janvier n’est pas un mois où l’on attend d’importantes précipitations, les cumuls de la normale restent en deçà de 90 mm sur le mois.
Cependant, 2009 a été une année sèche qui a laissé des traces sur le niveau hydrologique des nappes.
Le fait qu’il n’ait pas beaucoup plu sur les stations météorologiques des régions Rhône-Alpes, Bourgogne et Jura en ce début d’année, n’est pas une bonne nouvelle pour la préparation de la campagne 2009/2010.
Sur les treize stations de la région, seule celle d’Ambérieu-en-Bugey dans l’Ain et celle de Lyon Saint-Exupéry (Rhône) ont dépassé la normale (période de référence de 1998 à 2008) avec un gain de 6 %. Elles ont reçu respectivement 82,6 mm (contre 78 mm) et 58,6 mm (contre 55 mm).
La station de Saint-Geoirs en Isère affiche un retard de seulement 8 % par rapport à la normale avec 59,8 mm contre 64,6 attendus.
Toutes les autres stations affichent des cumuls bien inférieurs à la normale de 15 % à 45 %. Le mois de janvier a ainsi été très sec à Lanas en Ardèche (55 mm contre 89 mm attendus), à Bourg-Saint-Maurice (47 mm contre 84 mm) ou encore à Dijon (32,8 contre 58 mm). Dans ces trois stations, il a plu presque deux fois moins que la normale.
Le déficit de précipitations évolue autour de 30 % dans les stations de Montélimar, de Montmorot dans le Jura, de Saint-Étienne (Loire) et à Mâcon (Saône-et-Loire).
À Thonon-les-Bains, à Chambéry ou aux Sauvages (Rhône), le retard par rapport à la normale des précipitations est de 20 % environ.
Le mois de janvier s’inscrit dans la droite ligne de l’année 2009 qui a été une année sèche malgré des mois de novembre et décembre assez pluvieux. L’année, début du bilan agronomique, commence donc avec une majorité de déficits de précipitations sur nos régions.
Pour rappel, en 2009, en dehors de la station de Dijon qui a reçu la même quantité d’eau que la normale avec 762 mm, toutes les stations sont en déficit de 9 % à 29 % sur l’année.
Les déficits se cumulent pour les nappes phréatiques
La période de septembre à juin, qui correspond à l’année hydrologique, permet aux nappes phréatiques de se recharger après les prélèvements de l’été. Or, le cumul des précipitations depuis septembre est toujours déficitaire sur l’ensemble des stations météorologiques.
La situation s’est légèrement améliorée grâce aux pluies importantes en décembre, cependant les faibles précipitations du mois de janvier augmentent de nouveau le retard. Ainsi, seules quatre stations sur treize ont des déficits de cumul depuis le 1er septembre inférieur à 20 % : Ambérieu-en-Bugey, Dijon, Montmorot et Thonon-les-Bains. Ailleurs, les cumuls de précipitations affichent de sérieux déficits. I
l manque entre 25 et 30 % d’eau à Chambéry, Bourg-Saint-Maurice, Mâcon, Lyon-Saint-Exupéry, aux Sauvages, à Saint-Geoirs, à Montélimar. La situation est plus grave à Saint-Étienne avec 32 % de déficit hydrique et à Lanas avec 40 % de retard par rapport à la normale.
Le froid s’est installé
Sur l’ensemble des régions Rhône-Alpes, Bourgogne et Jura, les températures moyennes sont largement en dessous de la normale. En moyenne, le cumul des températures, en base 0 °C, pour les treize stations se situe en retrait de plus de 50 %. En plus, il n’y a eu aucune journée où la température moyenne journalière a dépassé 8 °C sur les treize stations.
L’incidence de la température est importante pour les plantes. Chaque espèce dispose d’un « zéro de végétation » qui est la température au-dessus de laquelle la végétation reprend. Au-dessous, la croissance est nulle. Par exemple, pour la germination du blé, elle est uniquement déterminée par une somme de température de 30 °C en base 0 °C. Il faudra donc 10 jours à 3 °C ou 5 jours à 6°C de température moyenne pour déclencher la germination.


