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Quelle image pour l'agriculture ?
FDSEA du Jura
Jura agricole et rural
Publié le:  24 février 2010
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Une intervention très imagée sur la communication de la FNSEA et l'image de l'agriculture dans la société

Pas de recette miracle mais beaucoup d'idées et un grand chantier qui attend Arnaud Lemoine, le responsable de la communication de la FNSEA, invité de la dernière assemblée générale de la FDSEA du Jura.

Plus qu'un exposé très construit, Arnaud Lemoine, le responsable de la communication à la FNSEA était venu à Lons-le-Saunier pour communiquer sur la communication. Pas de grandes méthodes, mais un propos direct, proche de son public et émaillé d'exemples nécessaires pour bien faire passer le message. En un mot : « de la com ! ».

Un petit rappel historique qui remonte à la crise de la vache folle. « 1996 c'est l'année de la crise et du début du doute qui s'installe chez les consommateurs quant à savoir si les agriculteurs sont des gens bien ou pas ?

L'arrivée dans le paysage médiatique de Bové « qui a une tête sympa pour les journalistes » engage la FNSEA dans un débat syndicalo-politique où elle n'a que peu de chances. Il faut attendre 2001 et l'arrivée de Jean-Michel Lemétayer pour « qu'un homme nouveau permette au syndicat de repartir sur de bonnes bases ».

« On a retrouvé des lettres de noblesse, de la neutralité dans les médias, poursuit-il, alors que dans le même temps, l'agriculture devient un sujet mineur, car intégré dans l'information économique… »

D'autres images…

Pour lui, la crise laitière et l'apparition de l'APLI vont briser la reconstruction mise en chantier pendant sept années. « En jetant leur lait, des producteurs ont montré une autre image et ont utilisé des moyens de communication dernier cri… »

Et pour rebondir, il faudra travailler la communication positive pour l'agriculture - l'exemple de la grande distribution - faire rêver sans mentir, s'ouvrir à des publics comme ceux des femmes et des enfants pour être mieux compris, utiliser le mit « paysan » qui a maintenant, dans l'esprit collectif, retrouvé toute sa noblesse…

Les idées ne manquent pas. Le chantier est vaste.


Ils ont dit

Denis Pisella, arboriculteur à Sellières : « Quand j'entends un tel rapport d'activités, je suis fier d'appartenir à la FDSEA, fier du travail qui est fait. Je regrette seulement que certains responsables  d'OPA oublient parfois qu'ils font partie de la famille… »

Gilles Duquet a souligné tout le travail réalisé « sans esbroufe » sur le dossier emploi, la constitution de Réajir, le guichet unique, ainsi que le groupement d'employeurs régional « qui a permis de structurer l'emploi en agriculture sur toute la Franche-Comté »

Jacques Courvoisier a déploré que « le RSA ne puisse pas être touché par ceux qui perçoivent des aides. Il y a aujourd'hui beaucoup de gens en très grandes difficultés, qui ne vont toucher que 200 euros et n'auront que la poule et le canard pour manger… »

Gilles Tonnaire célèbre à sa façon l'anniversaire de 40 ans de campagnols : « C'est un anniversaire qui nous coûte cher. On a mangé des tas de crédits et sans aucun résultat… »

Francis Baron dénonce le « désengagement de l'État par rapport à l'équarrissage dont souffrent les éleveurs de chevaux qui doivent désormais payer des factures de l'ordre de 300 euros pour un enlèvement. Conséquence directe, beaucoup ont pris la décision d'arrêter… »

Sur la participation à cette assemblée générale, Rémy Delacroix regrette que « les agriculteurs qui ont trop de boulot ne se déplacent plus, voire même certains s'en fichent complètement… »
Et d'alerter sur l'envolée des prix du foncier sur le secteur de Nozeroy où les droits à produire sont très recherchés…

Sur la crise laitière, Laurent Basset se souvient du travail effectué: « On s'est battu comme des lions et c'est grâce à ce travail syndical si aujourd'hui on a une différence de 45 euros la tonne avec des pays comme l'Allemagne. »

Le député Jean-Marie Sermier est intervenu longuement sur la Loi de modernisation agricole qui « ne sera certes pas le grand soir mais viendra enrichir la manière dont l'agriculture pourra s'organiser et s'adapter aux attentes de la société. » Il énumère les enjeux des 24 articles de cette loi qui a pour vocation première de remettre l'agriculture au cœur de l'alimentation, d'éviter les catastrophes par le biai­s de la contractualisation entre le producteur et le premier acheteur - y compris les coopératives , d'ouvrir sur l'assurance récolte-aléas…

Jean Noir, le président de la SDAE du Jura, a rappelé les revendications sur les retraites, et a redit la solidarité des anciens envers la fédé…

Christophe Buchet tire encore des conséquences du discours de Poligny et « attend des actes » de la part du Président de la République. Il se demande si la notion d'entrepreneur signifie pour autant la disparition de l'agriculture de type familial et demande plus de souplesse  dans l'interprétation des circulaires.




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