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Le ministre et le commissaire à l’écoute des agriculteurs
Salon de l'agriculture
Jura agricole et rural
Publié le:  04 mars 2010
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Dacian Ciolos, commissaire européen à l’Agriculture, Bruno Le Maire et Jean-Michel Lemétayer inaugurent le Salon de l’agriculture.

Le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire et le nouveau commissaire à l’Agriculture, Dacian Ciolos ont inauguré ensemble le Salon de l’agriculture à la Porte de Versailles, le 27 février. L’un et l’autre se sont montrés attentifs aux préoccupations des agriculteurs sinistrés par la crise.

Contrairement à la tradition instaurée par Jacques Chirac, ce n’est pas le président de la République qui a inauguré le Salon de l’agriculture, mais son ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, le 27 février.

Nicolas Sarkozy est attendu en fin de semaine. « Il viendra avec des annonces. Il est déterminé à se battre au niveau des chefs d’État pour une Pac forte », a assuré le ministre.

Depuis qu’il est arrivé rue de Varenne en juin dernier, Bruno Le Maire a appris son métier. Accompagné du nouveau commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, le ministre de l’Agriculture s’est longuement attardé pendant plus de trois heures dans le pavillon de l’élevage, le hall 1 à l’écoute des uns et des autres. Ici à la rencontre du propriétaire d’Aida, la vache salers, la tête d’affiche du salon. Là avec un étudiant en BTS agricole qui l’interrogeait sur ses perspectives.

Avant de passer en revue la quasi-totalité des races bovines du salon : les grandes races : charolaises, blondes d’Aquitaine, prim’Holstein…, mais aussi les plus modestes : pie rouge des près, vosgienne, flamande, villard de lans, jersiaise… Devant chaque stand, il n’a pas hésité à s’arrêter quelques instants pour recueillir les doléances et prodiguer conseils et encouragements à des éleveurs inquiets pour leur avenir.

«Il faut que les agriculteurs vivent mieux. Il n’est pas acceptable qu’ils ne puissent vivre de leur production ».

Et s’il déplore cet état, c’est un message de confiance qu’il a voulu délivrer, en promettant qu’il était là « pour trouver des solutions à leurs difficultés et  pour améliorer les choses ».

À un producteur de lait qui ne voit pas la fin de la crise, il a assuré que la France allait mettre en place des contrats «pour que les éleveurs sachent le prix auquel ils seront payés ».

La prochaine loi de modernisation qui va être discutée au Sénat en mai devrait y pourvoir.

Mais il n’a pas caché non plus les difficultés pour y parvenir, notamment au niveau communautaire. «Les contrats tels que je les propose ne sont pas possibles à l’échelle européenne. Je me battrai pour modifier le droit de la concurrence à Bruxelles », a-t-il promis.

Interrogé sur la pérennité des quotas laitiers, le ministre a confirmé que les autorités communautaires ne reviendraient pas sur leur décision de les supprimer. Tout en appelant de ses vœux à une gestion des volumes. Il a évoqué la mise en place d’un observatoire des volumes, des prix et des marges à l’échelle européenne.

Diagnostic partagé

Très attendu, le nouveau commissaire européen à l’Agriculture, le Roumain Dacian Ciolos, francophile et parfaitement francophone n’a pas déçu. C’était en soi un événement et un signe fort de l’intérêt qu’il porte à l’agriculture française d’accompagner le ministre français pour l’inauguration.

Il s’est montré impressionné par l’intérêt que portent les Français à l’agriculture au vu de la foule qui parcourait les travées. En tout cas, il semble avoir remisé sur les étagères le discours exclusivement libéral de Marian Fischer Boel qu’il a remplacée.

«Après les différentes réformes qui se sont succédé, l’heure est à la réflexion sur les moyens de concilier une agriculture ouverte sur le marché, et une agriculture qui prenne en compte l’entretien du territoire, la qualité et de la diversité des productions et la protection de l’environnement ». Et s’il ne remet pas en cause le marché pour orienter l’offre et la demande, il est tout à fait favorable à en corriger les excès « et mettre en place des instruments de stabilité pour limiter la volatilité des prix ».

Si les propos restent encore vagues, ils sont de bon augure sur les orientations qui pourront être prises alors que les ministres de l’Agriculture des Vingt-sept ont entamé la réflexion sur l’avenir de la Pac pour l’après 2013.




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