Le lycée public du Valentin à Bourg-lès-Valence a engagé diverses actions de développement durable auxquelles les élèves participent activement.
Initié par la région Rhône-Alpes, le label d’éco-responsabilité a été accordé au lycée agricole du Valentin de Bourg-lès-Valence, en décembre 2009.
L’établissement s’était déjà engagé dans le compostage des déchets de cantine. Il avait, en 2008, procédé à un bilan carbone incluant la restauration.
Un jardin pédagogique conduit en agriculture biologique avait vu le jour. L’exploitation s’était, elle, orientée vers une conduite plus respectueuse de l’environnement.
Enfin, une équipe d’enseignants travaillait avec une classe sur les circuits courts de distribution, les repas bio et préparait un film sur ce thème.
Les élèves participent
Pour mieux formaliser les axes engagés et parfaire la sensibilisation, un club composé d’élèves planche sur des actions concrètes autour du développement durable. La première réunion a eu lieu début février. Ce club comprend quatre commissions.
La commission restauration collective travaille sur les circuits courts, les menus et sur la manière de favoriser le manger bio.
Une autre se penche sur l’impact carbone et le tri sélectif. Le « déplacement doux » est au programme avec une initiative en lien avec la commune de Bourg-lès-Valence dont l’objectif est d’initier une station de vélos à disposition des élèves pour faciliter leurs trajets.
La commission « énergie et eau » se propose, quant à elle, de conduire une première action de communication avec des messages simples et forts incitant au changement d’habitudes comme : « N’ouvrez pas les fenêtres dans une pièce chauffée », « Éteignez la lumière en quittant une salle… ». Ces messages feront l’objet d’une sensibilisation orale puis d’affichage dans l’établissement.
L’exploitation aussi
L’exploitation du Valentin, dirigée par Fabien Clavé, compte une cinquantaine d’hectares et deux ateliers : l’élevage de vaches laitières de race Montbéliarde et une dizaine d’hectares de verger (abricot, cerise, pomme, poire, châtaigne).
L’exploitation a entrepris, depuis quelques années, une mutation en adoptant des conduites plus respectueuses de l’environnement avec pour objectif, à terme, des productions labellisées en agriculture biologique.
Concernant le verger, c’est après un épisode de sharka qui a détruit les vergers de pêchers, faisant chuter le chiffre d’affaires de deux tiers, qu’une réflexion a été entamée. Il a été décidé de diminuer les surfaces arboricoles et de diversifier les cultures pour plus de sécurité et de biodiversité. Le verger replanté a été conçu dans l’optique d’une culture bio.
Les premières conversions datent de quatre ans. Quant à l’élevage laitier (troupeau de 90 têtes dont 42 en production), l’atelier fonctionnait bien avec environ 8 000 litres de lait par vache et par an mais le coût de production était élevé (l’achat notamment de tourteau de soja).
Peu à peu l’exploitation a cherché à avoir à la fois moins d’impact sur l’environnement et à réduire ses coûts.
« La production de maïs a été divisée par trois. Nous avons introduit du pâturage (mélange de prairies complexes), du méteil (culture hivernale sans irrigation) et de la luzerne, explique Fabien Clavé. Les achats de soja ont baissé, nous ne désherbons plus, nous procédons à des rotations plus longues et utilisons de moins en moins d’engrais chimiques, substitués par le fumier des bovins et des déchets compostés.
L’atelier laitier va passer en bio, avec pour partenaire Danone, dans le courant de l’année 2010. C’est tout à fait dans le rôle d’un établissement scolaire que d’avoir une exploitation dynamique et innovante. »
La FRSEA Franche-Comté ainsi que 11 autres régions ont manifesté à Paris le 27 avril pour défendre les grandes cultures. Parmi les revendications suivantes, laquelle vous semble la plus importante :
- 06 mars - 26 septembre 2010
Exposition à l'Écomusée



