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Un mois sec et chaud
Bilan météo au 30 avril 2010
Jura agricole et rural
Publié le:  05 mai 2010
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Les précipitations du mois d'avril ont été très largement inférieures à la normale sur l'ensemble de la région Rhône-Alpes et du Jura. Avec des températures moyennes importantes et quelques journées très chaudes, le taux d'évapotranspiration est élevé.

La pluie s'est fait attendre en avril sur la région Rhône-Alpes et le Jura d'après les relevés de Météo France.

Toutes les stations affichent un retard très important de précipitations. Il a plu jusqu'à quatre fois moins qu'à la normale à Chambéry (24,2 mm  cumulés en avril contre 110,2 mm attendus), trois fois moins à Thonon-les-bains (23 mm contre 79,6 mm), à Bourg-Saint-Maurice (19 mm contre 64 mm) ou à Ambérieu-en-Bugey (32,4 mm contre 96 mm).

Il manque environ 60 % des pluies à Lyon Saint-Exupéry (34 mm contre 90,8 mm), aux Sauvages (37 mm contre 87,8 mm), à Saint-Étienne ou à Lanas (Ardèche) et près de 50 % à Montmorot (Jura), Mâcon, Montélimar ou Saint-Geoirs (Isère). Seule la station de Dijon affiche un déficit de précipitation de seulement 20 %.

Du côté des températures, le mois de mars avait un avant-goût de mai avec des températures plus douces qu'à la normale d'environ 15 à 20 %. En base 8°C, les températures affichent des cumuls très supérieurs à la normale dans le droit fil de la tendance prise depuis le début de l'année.

Ainsi, Thonon, Mâcon, Bourg-Saint-Maurice, Lyon Saint-Exupéry, Les Sauvages, Montmorot, Dijon enregistrent des températures cumulées sur le mois une fois et demie à la normale.

Par conséquent, l'évapotranspiration, c'est-à-dire la quantité d'eau évaporée par un couvert végétal continu et régulier, a été forte en avril. Toutes les stations ne sont pas mesurées, mais les taux d'ETP ont été supérieurs de 10 à 23 % dans les 6 stations regardées : Ambérieu, Dijon, Montélimar, Saint-Étienne, Mâcon et Thonon-les-Bains. Ainsi, la différence entre les apports par les précipitations et les pertes supposées égales à l'ETP, appelée bilan hydrique potentiel.

Le bilan hydrique potentiel permet de préciser les périodes où les précipitations ne couvrent plus les besoins en eau théoriques des plantes, d'où, en avril, un assèchement important des sols. À Ambérieu par exemple, l'ETP s'élève à 95,2 mm et il n'est tombé que 32,4 mm en avril. Même constat dans l'ensemble des stations dont l'ETP est connu.

Les nappes restent dans le rouge

Pour le bilan depuis le début de l'année, les réserves constituées durant les trois premiers mois de l'année ont été légèrement attaquées par le mois d'avril sec. La station de Bourg-Saint-Maurice est fortement déficitaire. Elle n'a reçu que 61,4 % des pluies depuis le début 2010 par rapport à la normale, il manque ainsi 110 mm d'eau cumulés depuis quatre mois.

A contrario, seules quatre stations sur treize sont encore excédentaires par rapport à la normale : Ambérieu, Lanas, Montélimar et Saint-Geoirs.

Les autres affiches des retards allant jusqu'à 30 % : notamment Les Sauvages avec seulement 76,1 % des pluies normales ou Saint-Étienne avec 79,3 %.

Les faibles pluies d'avril n'ont pas permis aux nappes phréatiques d'augmenter leur réserve. La période végétative commence donc avec des nappes phréatiques déficitaires par rapport à la normale de 10 à 30 %. Seules Thonon-les-Bains, Ambérieu, Montélimar affichent des retards de seulement 9 %.

Ailleurs, le taux est beaucoup plus défavorable. Ainsi, Bourg-Saint-Maurice affiche un retard de 30,5 %, Saint-Étienne de 28%, Les Sauvages de 26,5%, Chambéry ou Mâcon de 24 %, Lyon-Saint-Exupéry de 20 %, Montmorot de 18 %, Saint-Geoirs et Lanas de 15 %, Dijon de 11 %.




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