Le Jura Agricole et Rural
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Libéralisation des droits de plantation
Jura agricole et rural
Publié le:  22 juillet 2010
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La réforme de l’OCM vins prévoit la fin des droits de plantations en 2015, dans l’Union européenne, avec un maintien possible dans certains pays jusqu’en 2018. Passée cette date, la plantation de vignes sera totalement libéralisée.

Au nom des Vignerons indépendants de France, j’ai clairement réaffirmé au commissaire européen à l’Agriculture, M. Ciolos et au gouvernement français notre opposition à une telle évolution à haut risque, qui pourrait déstabiliser toute la filière ainsi que les politiques de qualité des produits vitivinicoles.

La vigne est une culture spécifique : il faut plus de vingt ans pour l’amortir et elle a une durée de vie de trente à cinquante ans. Cette particularité ne permet pas une stratégie à court terme.

Dans les zones de mitage important, le déséquilibre de l’offre et de la demande par l’arrivée d’opportunistes sera inévitable.

Dans les zones sans disponibilités, la spéculation sur les terres entraînera la flambée du foncier. Dans tous les cas, c’est un des derniers outils de régulation de la production qui disparaîtra.

Ce projet est éminemment politique. La France doit afficher en Europe une position ferme et unanime derrière le ministre de l’Agriculture, M. Bruno Lemaire et ses collègues européens. Nous attendons également que le président de la République Nicolas Sarkozy rappelle le rôle essentiel de la viticulture pour l’enrichissement du territoire rural et le poids économique qu’elle représente.

Nous souhaitons qu’il s’oppose officiellement et rapidement à cette libéralisation, comme l’a fait la chancelière allemande Angela Merkel, pour entraîner derrière eux les autres pays producteurs.

Le ministre de l’Agriculture nous a affirmé la semaine dernière (le 8 juillet dernier) que le président de la République ferait une annonce dans ce sens dans les prochaines semaines.

Aujourd’hui nous ne bénéficions d’aucune expertise qui nous permettrait de donner un diagnostic clair sur les conséquences d’une telle libéralisation.

Si le système actuel n’est pas parfait, il ne faudrait pas que le remède s’avère pire que la maladie !  Nous devons donc tout mettre en œuvre pour convaincre la Commission européenne de faire marche arrière.




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