Aucun foyer n’a été officiellement déclaré en France pour l’année 2011 malgré quelques analyses non négatives notamment en Franche-Comté. Les conditions relatives aux échanges et aux exportations d’animaux restent similaires à celles qui ont prévalues durant toute l’année. L’agence de sécurité sanitaire et le ministère de l’Agriculture maintiennent leur appel à une vaccination volontaire importante.
En Europe, la Grande-Bretagne est redevenue indemne de FCO depuis le 5 juillet 2011. La Belgique et les Pays-Bas vont également demander, dans une hypothèse favorable, à retrouver leur statut indemne. Mais l’Espagne vient en revanche de déclarer un nouveau foyer à sérotype 1 sur un troupeau bovin en Estremadure, alors qu’il n’y avait plus de cas depuis décembre 2010.
Situation française
Le dernier cas recensé en France remonte à juin 2010. Le dispositif de suivi et de surveillance (15 prises de sang dans 10 élevages sentinelles de chaque département) dont l’objectif est la détection d’une reprise éventuelle de la circulation virale à un taux de prévalence de 2 % (degré de certitude de 95 %) a mis en évidence 32 analyses non négatives (0,32 % des analyses – voir carte).
Mais l’interprétation de ces résultats n’a pas conduit à considérer qu’il s’agissait d’une circulation virale récente.
La campagne 2010 -2011 de vaccination volontaire a concerné 25 % des bovins (50 % dans le Doubs). Malgré cela, et compte tenu des 3 autres campagnes de vaccination antérieures, il est probable que le matelas immunitaire de la population générale soit resté suffisant pour éviter la re-circulation virale.
Toute la question est de savoir ce qui va advenir en 2012. Sans nouveau cas la France continentale pourra retrouver son statut indemne de FCO en fin d’année 2012 ; dans l’hypothèse inverse son statut resterait celui d’un pays infecté.
Au-delà de la protection contre les conséquences de la maladie, les exigences sanitaires commerciales vis-à-vis de la FCO doivent être prises en compte par les éleveurs concernés.
Animaux échangés et exportés
La notion d’« animal vacciné par le vétérinaire sanitaire », tant pour les animaux destinés à l’engraissement que pour les génisses reproductrices, reste en vigueur pour l’Algérie, le Maroc, la Tunisie. Les deux premiers pays proposent un protocole dérogatoire pour les animaux non vaccinés mais qui plus contraignant à mettre en place pour les opérateurs commerciaux. C’est pourquoi ceux-ci maintiennent leur recommandation de vaccination.
D’autres pays (Russie, Turquie) demandent soit des animaux vaccinés, soit des animaux séronégatifs situation faiblement rencontrée, ce qui revient à considérer comme seule option possible le critère « animal vacciné ».
Pour l’Union Européenne, les conditions varient selon l’existence d’un accord bilatéral et dans tous les cas lorsque la vaccination est demandée, elle doit avoir été réalisée par le vétérinaire sanitaire : Espagne (pas d’exigence vaccinale car zone de même statut que la France), Italie (les bovins de moins de 90 jours doivent être nés de mères vaccinées, les bovins de plus de 90 jours doivent avoir reçu leur 2e injection de primo-vaccination au minimum 10 jours avant le mouvement ou être à jour du rappel de vaccination et les femelles gestantes doivent avoir été valablement vaccinées avant l’insémination), Belgique (mêmes conditions que l’Italie à l’exception du délai de primo vaccination avant mouvement qui est de 30 jours)…
En revanche pour la Grèce comme pour les autres pays de l’Union, le protocole actuel exige que l’animal échangé et son cheptel d’origine soient vaccinés par le vétérinaire sanitaire. Une évolution réglementaire pourrait intervenir mais n’est pas annoncée avant la fin du 1er semestre 2012.
Vaccination volontaire
Deux composantes doivent donc être prises en compte pour le maintien d’une vaccination volontaire par l’éleveur et/ou le vétérinaire. Celle qui est liée à la prévention de la maladie et celle liée à la vente d’animaux hors de France.
Si tous les éleveurs ne sont pas directement concernés par la seconde, tous le sont indirectement dans la mesure où la préservation de ces marchés est source de revenu et d’équilibre des cours.
Nous avons tenté de résumer dans un tableau les intérêts attendus en fonction du choix de vaccination retenu. Chacun doit et devra assumer ses choix ; n’oublions pas toutefois que le sanitaire reste une affaire collective.
Communiqué du ministre
Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, se félicite de l’amélioration constante de la situation sanitaire du cheptel français au regard de la fièvre catarrhale ovine (FCO).
La mobilisation du gouvernement aux côtés des professionnels a constitué un facteur déterminant dans le succès des campagnes de vaccination qui ont permis la réduction drastique du nombre de cheptels infectés. La situation sanitaire est aujourd’hui particulièrement satisfaisante puisque le dernier foyer remonte désormais à juin 2010.
À l’occasion du démarrage de la campagne hivernale de vaccination 2011/2012, Bruno Le Maire demande aux éleveurs, aux vétérinaires et aux organisations professionnelles leur mobilisation collective pour que la France retrouve en juin 2012 son statut officiellement indemne de FCO, tel que défini par la réglementation européenne et les conventions internationales de l’OIE (organisation mondiale de la santé animale).
Bruno Le Maire rappelle son engagement total pour aider les filières d’élevage à exporter et ainsi valoriser leurs produits.
Il souligne que les partenaires commerciaux de la France restent très attentifs à l’évolution de la situation sanitaire du cheptel français au regard de la FCO et que la réapparition de foyers entraînerait la fermeture de marchés à l’export, alors même que des efforts ont été consentis collectivement depuis plusieurs années.
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Surveillance active de la FCO – Taux d’analyse non négatives – octobre 2011 |


