Si la salle de traite en épi classique est encore, de loin, le modèle le plus vendu aux éleveurs bovins de l’ensemble de la France, il existe cependant toute une gamme d’équipements sur le marché.
En Rhône-Alpes, la salle de traite en épi classique reste prépondérante avec plus de 60 % des équipements en élevage bovin. Elle convient bien aux exploi-tations dont le troupeau ne dépasse pas les 80 vaches. Au-delà, la longueur des quais
et le temps de circulation des animaux rendent le système moins efficace. La principale nouveauté, ayant marqué ces dernières années, concerne la traite par l’arrière (TPA), particulièrement adaptée aux cheptels de taille importante (minimum 80 vaches) en double quai. Or, aujourd’hui, on retrouve ce modèle à partir d’une trentaine de vaches, avec toutefois des adaptations comme la version mono-quai.
Ce type d’installation permet de réduire la longueur de la fosse de traite, et par conséquent, de limiter les déplacements du trayeur dont la sécurité est mieux assurée (pas de coup de pied des animaux). Autre point fort : une bonne cadence de
traite grâce à la sortie rapide des vaches. Côté inconvénients, on retiendra avant tout un surcoût et une identification plus difficile des animaux.
La salle de traite en épi à 50° représente un compromis entre les deux systèmes précédents. Sa particularité ? Brancher la vache par l’arrière ou sur le côté, tout en utilisant la largeur d’une salle en épi. Ici, la longueur de la fosse est inférieure à celle d’une salle en épi classique. En revanche, la mise en place des animaux à traire n’est pas toujours évidente et cet équipement souffre d’une mauvaise accessibilité des mamelles.
Des nouveautés peu répandues
Parmi les types de matériels récents, mais qui sont très peu répandus en Rhône-Alpes, on peut citer la salle de traite en épi avec simple équipement (un poste pour deux places). Souvent utilisée en Irlande, elle apparaît depuis quelques années sur le marché français, sachant que dans notre région, on recense seulement une installation dans l’Ain. Son intérêt majeur ? Une utilisation maximale des postes de traite. À rendement équivalent, le coût est moindre par rapport à un équipement en épi classique. Néanmoins, pour une même cadence de traite, cela nécessite de bien adapter l’aménagement du bâtiment.
S’agissant des autres nouveautés, leur développement en France est largement freiné par un coût vraiment élevé. C’est le cas de la salle de traite en tandem. Mais aussi des rotatives et des robots de traite (un seul en Rhône-Alpes, dans l’Isère), deux équipements recommandés uniquement pour des grands troupeaux.
C.B.
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