L’usage des chariots télescopiques repose à la fois sur le respect du Code du travail, pour ce qui concerne l’utilisation et sur le respect des règles du code de la route pour la partie déplacement.
L’article R 233-13-19 du code du travail précise que “la conduite des équipements de travail mobiles automoteurs est réservée aux travailleurs qui ont reçu une formation…”. Comme pour les chariots élévateurs classiques, il faut une formation de cariste au salarié d’exploitation ou au stagiaire pour prendre le volant de ces machines. Cette formation peut être mise en œuvre par des centres de formation ou bien par l’agriculteur lui-même. Il est préférable de se référer à un centre de formation qui sera une meilleure garantie en cas d’accident du chauffeur, surtout si l’agriculteur doit faire face à une victime procédurière…
Pour la conduite, il faut avoir 18 ans. Dans certains cas, l’inspecteur du travail peut donner des dérogations pour des jeunes en formation.
Côté norme toujours, dans le cadre d’une utilisation avec salarié ou stagiaire, le chargeur devra être équipé de clapets antichute dont le bon fonctionnement sera vérifié régulièrement. Les machines neuves en sont toutes équipées. C’est seulement dans le cadre de l’acquisition d’un télescopique d’occasion qu’il faudra veiller à cette sécurité si l’on doit confier l’engin à des salariés.
Pour les déplacements sur route, les chargeurs vendus neufs sont de deux catégories : ceux réceptionnés comme des tracteurs et titulaires d’une carte grise et ceux vendus comme des appareils de manutention de catégorie B. La différence entre les deux machines se situe au niveau de la vitesse de déplacement autorisée sur route, et la possibilité de tirer une remorque : 30 ou 40 km/h pour le chariot titulaire d’une carte grise et il doit être immatriculé ; 25 km/h pour le même chariot attelé d’une remorque, et 25 km/h toujours pour un engin de manutention de catégorie B ou pour les matériels de travaux publics. Pour connaître le PTRA, (poids total roulant autorisé), chariot et remorque, il faut se reporter à la plaque délivrée par la Drire.
Dans tous les cas, le chariot télescopique sera muni d’éclairage, de signalisation et d’un gyrophare. Le chef d’exploitation devra veiller à l’application de ces règles pour être couvert par son assurance en cas d’accident du travail ou d’accident de la route.


