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«Le logo est attribué aux produits qui apportent de la notoriété et de l’économie sur des systèmes appelés à durer» explique Dominique Barrau |
Les montagnards souhaitent promouvoir leurs produits de qualité. Une nouvelle marque permet aux consommateurs une parfaite identification.
La FNSEA, le Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (Cniel), la Fédération nationale des eaux conditionnées et embouteillées, (FNECE) la Fédération nationale bovine (FNB) et la Fédération nationale porcine (FNP) ont créé l’association “Altitude” dont la vocation est de réunir, défendre et promouvoir, sous un identifiant commun, les produits de montagne tels qu’ils sont définis, en France, par le Code rural. Cet identifiant est la marque “Produit de montagne”, qui désormais pourra être apposée sur tous les produits répondant au cahier des charges de l’association. Mais “Altitude” veut aussi aller plus loin que la seule promotion : «chaque utilisateur doit œuvrer dans le sens d’une juste répartition de la valorisation des produits, à tous les échelons de la filière», stipule le règlement de l’association. Produits laitiers, viandes bovine et porcine, eaux minérales, bénéficieront de cette marque. D’autres produits, sur demande expresse, pourraient se voir attribuer le logo.
Une qualité sans faille
«Grâce à ce nouveau logo, nous voulons construire une nouvelle démarche pour faire gravir les marches du développement, de l’accès à un marché qui évolue tous les jours à tous les producteurs qui le souhaitent», a expliqué Dominique Barrau, le président de l’association Altitude. L’obtention de la marque nécessite un agrément du conseil d’administration de l’association. Tout d’abord, il faut un arrêté du préfet de région donnant droit à l’utilisation du terme “montagne”.
Il faut aussi respecter le code de déontologie définit par l’association. Quelles que soient les productions, la traçabilité du produit doit être totalement garantie.
La qualité est au centre de toutes les réflexions. Ainsi, pour le lait de vache, l’attribution de la marque est intimement liée à la charte des bonnes pratiques d’élevage. Outre l’obligation de pâturage, en 2004, 60% du lait mis en œuvre doit être engagé dans la charte. En 2006, ce sera 80% de ce même lait. Les producteurs de viande bovine doivent respecter le cahier des charges interprofessionnel appartenant à Interbev. Pour la viande porcine, il est nécessaire de disposer d’une certification de conformité produit. Pour les eaux minérales, enfin, il convient de respecter le guide des bonnes pratiques d’hygiène émis par la direction générale de la santé.


