Le Jura Agricole et Rural
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Le ministre rassure les éleveurs
Fédération nationale bovine
Apasec
Publié le:  18 février 2005
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Le président de la FNB, Pierre Chevalier a interpellé le ministre sur les droits à paiement unique.

Le ministre de l’Agriculture a repris à son compte un certain nombre de préoccupations des éleveurs bovins réunis en assemblée générale les 9 et 10 février à Paris.

Même s’il a été accueilli par une grande banderole « oui à l’agriculture durable, non à l’esclavage administratif », Dominique Bussereau a réussi son examen de passage à l’assemblée générale de la Fédération nationale bovine. En se montrant attentif aux préoccupations des délégués.

Sur les négociations de l’OMC qui inquiètent particulièrement le monde de l’élevage, le ministre de l’Agriculture a bien retenu l’importance de l’enjeu. « Il est essentiel pour l’Europe de bien négocier, d’une part, la formule de réduction tarifaire et, d’autre part, le traitement particulier réservé aux produits sensibles », a-t-il indiqué. La France veillera au grain, même si ce n’est pas elle qui négocie à Genève, mais la Commission européenne.

Quelques instants auparavant, le président de la Fédération nationale bovine, Pierre Chevalier lui avait rappelé « qu’aucune défaillance en la matière ne lui était permise ». Brésiliens, Argentins et autres pays du Mercosur sont très demandeurs d’une ouverture du marché européen de la viande bovine. Bref, dans les mois qui viennent, la priorité des priorités sera de trouver une formule, de préférence communautaire, qui aboutisse à ne pas casser le marché par des importations intempestives. Autre sujet de préoccupation, la mise en œuvre de la conditionnalité des aides. Le ministre a rappelé « que les anomalies mineures ne seraient pas sanctionnées ».

Quatre mois

Mais il a reconnu aussi que ces assouplissements qu’il avait obtenus de Bruxelles n’étaient pas « suffisants ». Aussi a-t-il proposé la création d’un groupe de travail « identification bovine » pour faire des propositions à la Commission européenne à l’occasion de l’évaluation de la réforme de la Pac à laquelle elle procédera à la fin de l’année. Interpellé par le président Chevalier sur les droits à paiement unique qui font également couler beaucoup d’encre, Dominique Bussereau a confirmé ce qu’il avait déjà annoncé. « Nous allons retravailler la copie », a-t-il assuré. Conséquence, l’envoi des simulations aux agriculteurs qui devait intervenir dans quelques semaines est reporté au mois de juin. Le temps de réfléchir aux moyens à mettre en œuvre pour éviter des pertes de DPU et d’en mobiliser le maximum pour les agriculteurs.

Reste un sujet qui relève désormais de l’Arlésienne, l’équarrissage. Si le cas des déchets d’abattoirs apparaît désormais résolu par un texte législatif adopté dans le cadre de la loi sur les territoires ruraux, celui des cadavres en ferme reste en suspens. Notamment pour ce qui est de son financement.

«Je nous donne quatre mois pour apporter une réponse adaptée », a promis Dominique Bussereau. Il s’est également montré ouvert au projet de repousser de 30 à 36 mois l’âge de dépistage de l’ESB dans les abattoirs. L’épizootie est en train de refluer, « la surveillance s’adapte à l’importance du risque », a observé Dominique Bussereau.




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