|
On peut associer bovins et ovins pour mieux valoriser les pâturages |
La filière ovine de Franche-Comté attire en effet de plus en plus de jeunes ou d’exploitants en activité qui cherchent à diversifier leurs productions.
Trouver des terres pour s’installer, pas évident en mouton dans la région… Trouver une troupe ou plusieurs lots de brebis ou d’agnelles, pas évident non plus même avec l’aide de la coopérative ou des conseillers Chambre. Le plus facile est sans doute encore de trouver un bâtiment adaptable à cette production. De nombreux éleveurs ovins sont aujourd’hui proches de la retraite. Si vous êtes l’un d’entre eux, il serait donc intéressant que vous vous signaliez auprès de la Chambre régionale d’agriculture ou des Adasea afin de faciliter les démarches de ceux qui veulent s’installer ou diversifier en ovin. La filière ovine de Franche-Comté attire en effet de plus en plus de jeunes ou d’exploitants en activité qui cherchent à diversifier leurs productions.
Les atouts de l’élevage ovin
Si l’on est habitué au bovin lait ou allaitant, le mouton reste un métier d’élevage. Il est vrai que soigner des animaux à la tête ou par lot ne demande pas le même coup d’œil. Chaque porteur de projet doit donc inclure sa formation à l’élevage ovin dans sa démarche. Il (ou elle) pourra prendre des conseils et s’exercer avec les autres éleveurs de la région. Certains centres de formation des régions limitrophes proposent des modules spécifiques ovins. Débuter avec quelques brebis avant la mise en route du projet aide toujours à se faire la main. Pour ceux qui s’engagent dans la filière coopérative, la technicienne du groupement sera présente aussi pour les appuyer.
Le mouton est un bon mangeur. Il permet de mieux valoriser les pâtures notamment certains secteurs en friches. Dans certaines exploitations, les bovins et les ovins sont associés de façon systématique. La qualité de l’herbe est améliorée car la totalité des graminées est pâturée. Avec un chargement un peu élevé au printemps ou une repasse d’automne des brebis derrières les bovins, les exploitants n’ont plus de refus à faucher.
Attention toutefois à ne pas se tromper, les moutons ne s’élèvent pas tout seuls. Des bonnes prairies sont aussi nécessaires pour la fauche et le stock fourrager d’hiver et la pâture des agneaux d’herbe. Sans bonnes prairies, il paraît difficile de réussir son élevage ovin.
Agneau d’herbe ou de bergerie ?
Les systèmes d’élevage sont assez simples mais demandent une grande attention de l’éleveur. N’oublions pas que le résultat se fait avant tout sur le nombre d’agneaux et leur poids.
Deux systèmes de production se côtoient en Franche-Comté : l’agneau d’herbe, avec un agnelage par an au printemps et l’agneau de bergerie : un agnelage par an à l’automne.
Les deux systèmes peuvent se combiner pour obtenir deux périodes de production et d’agnelage par an. Le troupeau est alors divisé en deux lots et des agnelages étalés sur deux périodes. Globalement, les systèmes francs-comtois sont assez extensifs. Les exploitations ovines ont une vocation très herbagère avec plus de 70% de leur surface agricole en herbe. L’élevage ovin est souvent un atelier complémentaire sur les exploitations, plus de 50% des exploitations ovines de la région sont en système mixte bovin allaitant ou lait.
En matière de revenu, que ce soit en production spécialisée ou comme atelier complémentaire, l’élevage ovin permet de dégager des revenus comparables à d’autres activités agricoles. Pour ceux qui souhaiteraient en faire un revenu principal, on estime que l’outil de production doit permettre de produire de 500 à 750 agneaux soit une troupe de 400 à 600 brebis.
Pour un revenu complémentaire, l’élevage ovin peut se présenter comme la solution diversifiante permettant l’installation d’un associé, la création d’une activité secondaire qui apporte un complément de revenu intéressant. Pour tous ceux que l’élevage ovin intéresse, la filière ovine de Franche-Comté a édité un guide sur l’installation qui guidera votre projet. Ce guide est disponible auprès de l’animateur régional à la Chambre régionale d’agriculture. La Chambre régionale, le syndicat et la coopérative sont prêts à vous aider dans vos démarches d’installation ou de diversification. N’hésitez pas à les contacter pour toute question ou information concernant la filière et ses produits.
Alexandre Dumontier - Animateur régional de la filière ovine
(VOIR TABLEAUX DE PRODUCTION DANS NOTRE EDITION PAPIER)
La FRSEA Franche-Comté ainsi que 11 autres régions ont manifesté à Paris le 27 avril pour défendre les grandes cultures. Parmi les revendications suivantes, laquelle vous semble la plus importante :
- 06 mars - 26 septembre 2010
Exposition à l'Écomusée



