L’époque est aux énergies renouvelables et le bois de chauffage en fait partie. La Cuma de Thervay n’a pas attendu la flambée du pétrole pour se pencher sur la question. Équipée depuis 15 ans en fendeuses, elle veut investir aujourd’hui dans du matériel complémentaire.
Autour de la machine, une trentaine de personnes, agriculteurs et particuliers, observent : un tapis charrie les bûches jusqu’à la scie, puis la fendeuse débite le bois et un deuxième tapis jette les tronçons dans une remorque.
Le combiné bois chauffage de marque Rabaud présenté par les Établissements Racine, mercredi 27 septembre chez Olivier Thiou, permet de scier, fendre et charger le bois en une seule opération. Les adhérents de la Cuma de Thervay avaient découvert ce matériel lors du dernier salon « Bois énergie » à Lons-le-Saunier. Ils ont voulu le tester en situation réelle et voir s’il pouvait répondre à leur besoin.
La Cuma est déjà équipée de deux fendeuses de type hydraulique (de marque Rabaud, l’une de 13 t et l’aute de 19 t avec treuil) pour travailler directement en forêt. Les morceaux d’un mètre sont ensuite chargés dans les remorques, à la main. « Ce qui oblige à travailler à plusieurs », explique André Barbier dont l’objectif est « de pouvoir faire son bois seul ». D’où l’intérêt d’un matériel « 3 en 1 ».
Mais les limites du combiné bois-chauffage sont vite apparues lors de la démonstration. « Nous avons beaucoup de bois tordus qui ne passent pas dans la machine. Avec ce système, il faut partir du tronc, avec des bouts de deux mètres bien réguliers, et travailler directement au bois », commentent les agriculteurs.
1,18 euro le stère
Le prix du combiné Rabaud (13 800 euros), ses différents réglages (longueur de coupe de 25 à 60 cm, étoiles pour fendre en 2, 4 ou plus) et son mode de fonctionnement semblent plus adaptés à une exploitation industrielle du bois. Le coût du stère est ainsi ramené à
2,037 euros pour 1 000 stères réalisés et à 1,18 euro pour 2 000 stères.
Les adhérents de la Cuma n’envisagent pas de revendre leurs fendeuses ni de travailler avec une fourche et une benne dans des bois peu accessibles.
Cette démonstration, par ailleurs intéressante, leur a permis de changer leur fusil d’épaule et de s’orienter vers un autre investissement : « nous allons sûrement acheter un tapis assez long avec un moteur auxiliaire de type thermique (Honda) pour charger et décharger le bois », conclut Olivier Thiou.
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