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Roger Blanc, président du Sommet de l’élevage : « Notre manifestation doit rester un lieu de propositions en matière d’évolution des politiques agricoles » |
Lors de la seizième édition du Sommet de l’élevage à Cournon (Puy-de-Dôme), les organisateurs de cet événement, devenu un rendez-vous incontournable aux yeux des professionnels de l’élevage, ont su maintenir le cap, en dépit d’une actualité sanitaire perturbée par la fièvre catarrhale.
Cette année, le Sommet de l’élevage s’est déroulé dans un contexte particulier et assez difficile, en raison des problèmes sanitaires liés à la fièvre catarrhale, avec les conséquences en matière de mouvements et de commercialisation des animaux », a déclaré Roger Blanc, le président fondateur du Sommet de l’élevage, au moment de l’inauguration de cette seizième édition, organisée du 4 au 6 octobre à Cournon dans la grande halle du Zénith d’Auvergne.
Malgré tout, même s’il manquait des animaux parmi les mille huit cents initialement prévus, les principales races bovines étaient représentées. Et finalement, le jour de l’ouverture du salon, un certain nombre d’éleveurs supplémentaires ont accepté de venir présenter leurs vaches, suite à l’assouplissement des mesures sanitaires décidé la veille au niveau communautaire et confirmé par le ministre de l’Agriculture lors de sa visite officielle.
Plus de mille exposants
Le Sommet de l’élevage n’est pas seulement l’affaire des éleveurs, c’est aussi un véritable carrefour économique, rayonnant bien au-delà des frontières de la France.
L’objectif des mille exposants (dont cent trente nouveaux en 2007) a été largement atteint et plus de trois cent vingt d’entre eux sont venus de l’étranger. De l’agrofourniture au machinisme en passant par les services et divers équipements, l’offre commerciale ne cesse de s’étendre, de même que la surface d’exposition (150 000 m2 de stands). Si la majorité des exposants reviennent d’une année à l’autre, les enquêtes de fréquentation montrent qu’environ 60 % des visiteurs se rendent au salon pas uniquement pour voir des animaux.
« L’image que nous donnons à notre manifestation, née de la volonté de responsables professionnels du Massif Central, est orientée vers tout ce qui concerne la valorisation de la production d’herbe et plus particulièrement l’élevage allaitant, mais sans oublier les éleveurs laitiers, les ovins et les équins avec la présence de toutes les races de chevaux lourds », complète le président du Sommet de l’élevage. A noter toutefois que le concours national ovin de la race Ile-de-France n’a pas eu lieu compte tenu de la situation sanitaire. En revanche, le Sommet de l’élevage a pu accueillir, pour la première fois, le concours national de la race prim’holstein, certes avec un effectif réduit.
Au travers de son rôle de vitrine de l’élevage et de l’agriculture, « le Sommet de l’élevage doit rester un lieu de propositions », estime Roger Blanc. « Encore une fois cette année, les responsables professionnels ont choisi cet événement pour faire connaître leurs propositions en matière d’évolution des politiques agricoles, et plus spécifiquement celle liée à notre territoire herbager du Massif Central où s’est bâtie la politique en faveur des zones de montagne ».
Du côté des exposants : des engins électriques passe-partoutLes entreprises venues de la région Rhône-Alpes occupaient une bonne place parmi les exposants au Sommet de l’élevage. Par exemple, la société Tractodiff, siégeant à Meyzieu (Rhône), a participé au salon pour la troisième année consécutive. En 2003, Robert Guillon a créé cette entreprise dont le nom signifie « tracter différemment ». Sa spécialité : des petits matériels équipés d’un moteur à propulsion électrique pour réaliser différents travaux de manutention en tout terrain. La clientèle ciblée au départ : les agriculteurs.
Le premier produit lancé a été un siège de taille pour les viticulteurs. Dans le secteur de l’élevage, Tractodiff a mis au point une gamme de brouettes électriques multiservices. Des outils passe-partout, silencieux et non polluants, servant, selon les modèles, à la distribution des aliments, à la manutention des balles rondes ou rectangulaires, au transport d’autres charges, etc. Ce type d’engins pratiques est adaptable à de multiples activités professionnelles ayant besoin d’améliorer le confort de travail manuel.
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