C’est M. Demolis, le directeur départemental de l’Office national des forêts, qui a présenté les tendances sur le marché du bois. La hausse se poursuit sur les différentes espèces, en particulier les résineux qui ont retrouvé leur niveau d’avant la tempête de 1999…
Feuillus
L’offre a diminué de 15% en raison d’une baisse de la part des invendus. Les bois façonnés ont augmenté de 15 000 à 20 000 m3 (le chêne a doublé), mais on est encore loin des 30 000 m3 de la période de la deuxième moitié des années quatre-vingt-dix. À noter que les offres sont plus nombreuses pour le chêne que pour le hêtre, que les invendus se stabilisent à 8 %.
Au niveau des cours, le chêne progresse de 20 % (de 75 à 139 euros en quatre ans) et intéresse de nouveaux marchés : traverses de chemin de fer, équipements de jardin, Angleterre…
Entre 45 et 50 euros le mètre cube, le hêtre connaît une certaine stabilité depuis cinq ans. Il est tiré par le marché de l’escalier et par le marché secondaire des pays du Maghreb qui cherchent des bois à prix bas.
Résineux
Le taux des invendus était très bas à la fin de l’année 2006. À noter une amélioration sur les chablis depuis le mois d’octobre dernier. 85 000 m3 de bois dépérissent dont les trois quarts en raison des scolytes. Une proportion qui devrait se chiffrer à environ 65 000 m3 cette année. Dans des parcelles touchées par les scolytes, des coupes rases ont été effectuées pour une surface de 150 hectares.
Les chablis d’hiver ont été rares ces dernières années, le marché subissant la pression des demandeurs, d’acheteurs nouveaux. D’où une poursuite des cours à la hausse (+ 20 %). Le sapin sur pied se commercialise à 45 euros le m3 et l’épicéa à 55 euros le mètre cube. On retrouve ainsi les cours d’avant la tempête de 1999, et ce en euros constants.
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