Le Jura Agricole et Rural
Le solex, un mythe toujours vivant
Jura agricole et rural
Publié le:  31 janvier 2008
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La brouette à feu, utilisée dans les vignes de Champagne

Produit à huit millions d’exemplaires entre 1946 et 1988,le Solex a sillonné toutes les campagnes de France.

Certains disent même qu’il a été un atout du développement rural au cours des « trente glorieuses ». C’est sans doute un peu vrai et « la bicyclette qui roule toute seule », pour reprendre le slogan des constructeurs a été popularisé par le feuilleton « Jannick aimée ». La dame sillonnait les départementales sur sa machine. Le clergé a également été un ardent utilisateur de cet engin. Une pub célèbre des années cinquante, montre un curé jovial et rondouillard chevauchant soutane au vent son vélo Solex.

Mais le Solex a aussi été le compagnon de plusieurs générations de citadins. Pour se rendre dans les usines, les bureaux, les commerces, les lycées, le Solex était de loin le moyen de locomotion le plus prisé. Ses concepteurs avaient souhaité créer une machine économique à l’achat et à l’entretien, fiable et facilement réparable. De fait, le Solex était à la portée de toutes les bourses et dans beaucoup de familles françaises, on en comptait plusieurs. Quant à sa consommation, 1,1 litre de Solexine pour 100 km, elle était imbattable.

C’est même un record qui n’a pas encore été égalé et de nombreuses vénérables machines circulent encore. Une bonne centaine de clubs, en France, cultivent cette nostalgie. Dans le contexte économique d’aujourd’hui, le Solex n’est pas décalé. On ressort les vieilles machines des granges pour circuler en ville. Ses 35 km à l’heure en vitesse de pointe sont rassurants pour la sécurité et… pour les radars !

Des Solex tout neufs !

Récemment, dans le nord de la France, un industriel a même décidé de remettre en route des chaînes de fabrication du Solex. La machine se décline aussi désormais en version électrique, mais son look a été préservé.

Les bricoleurs s’en donnent aussi à cœur joie. Utilisant comme bases les antiques Solex, ces « ingénieux » fabriquent de nouvelles machines dont l’intérêt n’est autre que ludique. Des Solex sont gonflés pour faire des compétitions, d’ailleurs très prisées du public. Mais l’on trouve aussi des tandems, des brouettes, des chars romains, des trottinettes, des surfs sur bitume, des vélos taxi…

Moins fantaisiste est le triporteur. Rien à voir avec celui qui fit le succès de Darry Cowl. Pour une bonne raison : le moteur du Solex est placé à l’avant. Mais en tronquant l’arrière, on peut mettre une petite benne. L’outil est utilisé pour les mini transports, de la maison au jardin, voir de la maison au supermarché.

Néanmoins, mieux vaut habiter en plaine ! le moteur du Solex n’a jamais été un monstre de puissance et le triporteur est lourd lorsqu’il faut pédaler !


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