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La pérennité de l'association dépend des apports financiers extérieurs |
Plutôt que de subir les événements, Resa 39 encourage les agriculteurs en difficulté à «trouver leur propre boussole» et à rebondir.
Le sage ne met pas sa confiance dans un système, quel que soit ce système, car en dernier ressort tous les systèmes sont corrompus. Les systèmes n’ont jamais réussi, ils ne durent pas. Seul l’être humain perdure. » C’est sur ces paroles fortes du journaliste indo-canadien Tara Singh Hater, assassiné en 1998 et devenu le symbole de la liberté de la presse dans son pays, que Marie-Andrée Besson à ouvert l’assemblée générale de Resa 39, ce 4 mars à Poligny. Une rencontre centrée sur la capacité de l’homme à rebondir et à trouver des solutions dans l’adversité et un thème « Dynamiser ma ferme... à partir de mes ressources »
« Il est important pour celui qui vit une situation difficile sur son exploitation de ne pas subir les événements mais de retrouver dans ses ressources personnelles, le moyen de définir la direction à prendre, ses valeurs, ses besoins, ses compétences : trouver sa propre boussole », explique Marie-Andrée Besson. Les 29 bénévoles de Resa, l’animatrice
Hélène Stroebel, l’accompagnateur technique Jean-Noël Ruffenacht et les organismes partenaires de l’association n’ont pas d’autre objectif : aider l’agriculteur en difficulté à remettre le pied à l’étrier, en proposant un accompagnement, des formations, des conseils techniques et de gestion et, si nécessaire, une reconversion professionnelle. 45 familles ont été accompagnées par Resa en 2007 dont 16 nouvelles demandes. Sur ces 16 nouvelles demandes, 7 sont situées en Petite montagne, 10 concernent des personnes âgées de moins de 50 ans. Six aides à la reconversion ont été accordées par la section agriculteurs en difficulté de la CDOA.
Plus de 1 500 heures de bénévolat
La mission de Resa passe aussi par la communication et la prévention avec des reportages diffusés sur France 3 le 10 juin 2007 (régional) et le 24 septembre (national), des articles dans la presse, des plaquettes de présentation, le site internet www.solidaritepaysans.org, mais aussi des échanges fréquents avec le service social de la MSA. L’association Resa s’est entourée d’autres organismes partenaires comme le contrôle laitier du Jura qui intervient sur plusieurs exploitations rencontrant des problèmes techniques, l’Udaf, les services sociaux du conseil général, le Secours catholique. Aujourd’hui, les comptes sont équilibrés (+ 3 234 euros) mais pour poursuivre son action, Resa compte sur la prolongation d’une convention Tremplin associatif avec le conseil régional à hauteur de 10 000 euros par an. « Le poste de salarié est indispensable à la vie de l’association. Nous avons beaucoup travaillé sur la recherche de financements et obtenu des aides de la MSA, du conseil général, de la chambre d’agriculture... mais nous devrons solliciter d’autres organismes qui sont en lien avec les agriculteurs que nous accompagnons », argumente Marie-Andrée Besson. La pérennité de l’association dépend énormément des financements extérieurs, les bénévoles en sont conscients. Ils tirent la sonnette d’alarme pour la deuxième année consécutive mais ne perdent pas pour autant leur motivation, consacrant toujours plus de temps au suivi des dossiers, plus de 1 700 heures au total cette année.
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