Le Jura Agricole et Rural
Une affaire de passion
Filière cheval de sport
Jura agricole et rural
Publié le:  19 mars 2008
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La formation des adhérents… débute dès le plus jeune âge

Le secteur des chevaux destinés aux sports hippiques compte environ 250 élevages à l’échelle régionale. 120 appartiennent à l'Association des éleveurs de chevaux de selle de Franche-Comté, présidée par Guy Girard.

Pour Guy Girard, président de l’AECSFC (Association des éleveurs de chevaux de selle de Franche-Comté), « l’élevage de chevaux de sport est un secteur un peu particulier : la plupart d’entre nous le pratique comme une activité secondaire. C’est une passion, qu’on continue à vivre malgré le contexte difficile (hausse de la TVA, fiscalité compliquée, perte de vitesse du PMU…) »

L’AECSFC a été créée en 1983. « Les éleveurs de chevaux de selle sont en général des individualistes forcenés. Mais ici en Franche-Comté, on bénéficie d’une culture du collectif, avec l’histoire des fruitières, la montbéliarde, Coopex, le comtois… notre association compte environ 120 adhérents sur les 250 éleveurs de chevaux de selle que compte la région (les éleveurs de poneys disposent d’une autre structure associative).

Le premier objectif, c’est la promotion du cheval de sport, destiné aux concours hippiques. Les frais d’élevage et le coût de la saillie (qui peut aller jusqu’à 5 000 euros) rendent difficile la vente pour un simple usage de loisir. L’AECSFC est aussi l’organisme de liaison entre les éleveurs, les Haras nationaux, les différents organismes d’élevage (ANSF, FNC, FIVAL), les utilisateurs (CRE) et les pouvoirs publics. Nous informons nos adhérents de l’actualité avec un bulletin périodique “La Gourmette”, six fois par an, et par e-mails (80 adhérents sont internautes). Nous organisons également en partenariat avec le Haras national de Besançon les concours d’élevage de chevaux de sport en Franche-Comté. » Autre mission, la formation des adhérents, qui leur permet d’acquérir de nouvelles compétences, comme par exemple des stages avec Nicolas Blondeau « pour débourrer en toute sécurité ».

Amélioration génétique
Toujours pour répondre à cet objectif de promotion des produits de l’élevage, l’AECSFC conduit un programme d’amélioration génétique sur trois ans, aidé par le conseil régional, qui permet la saillie des 80 à 90 meilleures juments de Franche-Comté par les meilleurs étalons nationaux et internationaux, avec un dispositif d’aide financière au poulain, pour réduire la charge de la saillie. « Les 30 femelles obtenues permettent de renouveler le cheptel, et les mâles de qualité stimulent les ventes au niveau régional. »

L’insémination artificielle (IART et congelé) a permis aux éleveurs francs-comtois d’avoir recours aux meilleures origines françaises et étrangères. « Depuis quelques années, les chevaux francs-comtois font régulièrement partie de l’élite des finales nationales au Haras du Pin et à Saint-Lô (2 ans et foals) et Fontainebleau (Cycle classique et libre) », se réjouit le président. « Dans notre région, on trie les étalons qu’on propose en fonction des indices génétiques. C’est l’équivalent de l’ISU des vaches laitières, un bon indicateur pour mesurer le progrès génétique. Hélas au niveau national la transposition des index depuis le modèle utilisé sur les vaches a été un échec. L’effet cavalier a été invoqué, alors que 3 à 4 000 doses utilisées par étalon suffisent largement pour faire des statistiques ! »


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