Le Jura Agricole et Rural
Solidarité, responsabilité, envie, partage
Henri Brichart - Congrès FNPL
Jura agricole et rural
Publié le:  04 avril 2008
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Le président de la FNPL, Henri Brichart

Par son intervention, le président de la FNPL a marqué les producteurs laitiers présents dans la salle. A l’aide de quatre mots, il a parcouru l’ensemble des sujets d’actualité abordés au cours du congrès. Les présidents de la FNSEA, de la FNB et des JA se sont également exprimés sur ces sujets.

Se tenant à Saint-Etienne, nombreuses ont été les allusions au foot, ce sport si ancré dans la région. Le président de la FNPL, Henri Brichart, a fait le parallèle entre le foot et la production laitière à travers quatre « mots passerelle » - solidarité, responsabilité, envie, partage – qui reprennent l’actualité des producteurs laitiers ainsi que la plupart des thèmes abordés pendant le congrès. C’est sur un ton, parfois ironique mais surtout déterminé, qu’il s’est adressé aux producteurs laitiers, ainsi qu’au ministre et aux invités présents.
 
Pour Henri Brichart, « on ne gagne pas tout seul et on ne doit pas laisser quelqu’un seul dans l’adversité. C’est le cas pour la FCO. La solidarité nationale doit jouer pour les éleveurs touchés par cette maladie. Il faut un soutien financier pour les exploitations et un peu de bon sens pour la vaccination », tant pour les animaux à vacciner en priorité que pour le déroulement des opérations de vaccination. « Ce sont les éleveurs et leurs troupeaux qui sont touchés par la maladie, pas les vétérinaires… » insiste Henri Brichart. Pour Jean-Pierre Fleury, représentant la FNB, concernant les FCO, « la France doit agir rapidement et fermement à Bruxelles. De plus, des actions de terrain ont été lancées et devraient se poursuivre dans les prochains jours. »
 
Sur un ton ironique, Henri Brichart interpelle la salle : « qui a pris ses responsabilités pour défendre le prix du lait ? Certains pensaient que la hausse en 2007 était une tactique pour gagner les élections chambre d’agriculture. L’augmentation du prix du lait est bien le fruit de nombreuses actions syndicales. » Toujours en évoquant le prix du lait : « chacun doit jouer son rôle dans le pouvoir d’achat. Les producteurs ne seront pas les dindons de la farce. L’augmentation du prix pour 2008 est vitale pour les producteurs. Si quelqu’un veut la remettre en cause, il trouvera sur sa route la FNPL ! »
 
Pac
C’est en philosophant sur le mot envie qu’Henri Brichart a poursuivi sa comparaison avec le sport, en évoquant l’avenir et le bilan de santé de la Pac.
« En sport, rien n’est possible sans l’envie. Les producteurs de lait ont envie de croire qu’il existe de belles perspectives pour l’avenir. » Les responsables de la FNPL ont quelques idées précises pour le bilan de santé de la Pac. Pour leur président, il faut absolument maintenir une politique de soutien et avoir un système stable qui garantisse des prix stables pour tout le monde. Henri Brichart poursuit : « on a besoin de conforter juridiquement les interprofessions. Un rééquilibrage des aides est nécessaire. Elles doivent aller vers les secteurs qui en ont besoin. Ainsi, elles seraient plus acceptables par les citoyens. »
 
Alors qu’il a été décidé la semaine dernière au Conseil des ministres d’augmenter de manière linéaire les quotas de 2 % chaque année, Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, dans ses propos, reprend ceux de nombreuses personnes intervenues au cours du congrès : « on ne peut augmenter les quotas que si le marché peut l’absorber, en particulier pour les années à venir. On doit produire du lait en regardant les marchés pour éviter de casser les prix. » Les Jeunes agriculteurs, représentés par Bruno Ledru, proposent la mise en place d’un système de forfait qui permettrait d’attribuer 50 000 litres de quota aux jeunes installés, pris sur l’augmentation des quotas décidés au niveau européen.
 
Le mot partage cité par le président de la FNPL fait référence à l’opération de communication sur le métier d’éleveur laitier lancé pendant le congrès (lire encadré). « C’est la notion de partage qui anime notre métier. Il est noble car il permet de nourrir les gens. L’agriculture est une part indissociable de la France, de son histoire, de sa culture et on veut la partager avec nos concitoyens. » Terminant sur un ton encourageant : « on va se battre pour défendre notre métier. On aura besoin de tous les éleveurs en France pour produire du lait. Il faut continuer à construire, sans relâche, une filière forte. La solidarité, la responsabilité, l’envie et le partage sont les quatre mots qui font notre force. Il faut aller l’expliquer aux autres. »


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