La passion de «l'énergie culture»
Edmond Tardieu (Drôme)
Jura agricole et rural
Publié le: 16 avril 2008
Page 4
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Edmond Tardieu, sa conjointe, ses enfants et leurs chèvres |
Edmond Tardieu élève 120 chèvres laitières et 400 brebis à Vesc, dans le pays de Dieulefit (Drôme) depuis 1990. Passionné par les énergies renouvelables, il se définit aussi comme
« énergieculteur » et projette de faire partager cette passion aux enfants.
Il y a cinq ans, vous avez mis en place un séchoir à fourrage utilisant l’énergie solaire. Comment fonctionne ce séchoir ?
« Le principe est simple et efficace. Une turbine aspire l’air extérieur qui circule dans un faux plafond, sous les tôles qui stockent l’énergie solaire, pour ensuite la restituer dans l’air. Cela permet ainsi de récupérer de l’énergie gratuitement et, en plus, d’avoir des fourrages avec de meilleurs taux protéiques et plus de vitamines.
Bien que la turbine fonctionne avec de l’électricité, ce système est bien plus économe en énergie. En effet, là où traditionnellement il faut effectuer six passages (la fauche, le pré
fanage, les trois andainages et le pressage), il n’en faut plus que quatre, un seul andainage suffit. L’économie se fait donc sur la diminution du nombre des passages au champ, mais aussi sur le temps passé par le chauffeur et sur l’usure du matériel. Et au final pour une meilleure qualité fourragère. »
Avez-vous d’autres projets ?
« Étant déjà impliqué comme livreur de bois déchiqueté pour une SARL, je vais en 2008-2009 reprendre l’activité complète de cette société qui représente 2 000 m3 apparents de plaquettes (MAP). Ce travail reste toutefois en lien avec mon élevage, car je pratique le pâturage sous forêt qui permet d’avoir de l’herbe fraîche même en période sèche. Mon exploitation est par ailleurs totalement autonome en bois. J’ai aussi pour projet l’installation de 300 m2 de panneaux photovoltaïques pour, dans un premier temps, vendre l’électricité à EDF. Enfin, dans une volonté de diversification et de professionnalisation dans l’accueil, je finalise un projet pour ouvrir une ferme pédagogique autour des thèmes du patrimoine, de l’agriculture bio et des énergies renouvelables. »
« Le principe est simple et efficace. Une turbine aspire l’air extérieur qui circule dans un faux plafond, sous les tôles qui stockent l’énergie solaire, pour ensuite la restituer dans l’air. Cela permet ainsi de récupérer de l’énergie gratuitement et, en plus, d’avoir des fourrages avec de meilleurs taux protéiques et plus de vitamines.
Bien que la turbine fonctionne avec de l’électricité, ce système est bien plus économe en énergie. En effet, là où traditionnellement il faut effectuer six passages (la fauche, le pré
fanage, les trois andainages et le pressage), il n’en faut plus que quatre, un seul andainage suffit. L’économie se fait donc sur la diminution du nombre des passages au champ, mais aussi sur le temps passé par le chauffeur et sur l’usure du matériel. Et au final pour une meilleure qualité fourragère. »
Avez-vous d’autres projets ?
« Étant déjà impliqué comme livreur de bois déchiqueté pour une SARL, je vais en 2008-2009 reprendre l’activité complète de cette société qui représente 2 000 m3 apparents de plaquettes (MAP). Ce travail reste toutefois en lien avec mon élevage, car je pratique le pâturage sous forêt qui permet d’avoir de l’herbe fraîche même en période sèche. Mon exploitation est par ailleurs totalement autonome en bois. J’ai aussi pour projet l’installation de 300 m2 de panneaux photovoltaïques pour, dans un premier temps, vendre l’électricité à EDF. Enfin, dans une volonté de diversification et de professionnalisation dans l’accueil, je finalise un projet pour ouvrir une ferme pédagogique autour des thèmes du patrimoine, de l’agriculture bio et des énergies renouvelables. »
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