Les mycotoxines préoccupent toujours la filière
Céréales
Jura agricole et rural
Publié le: 16 avril 2008
Page 11
Sujet constant d’inquiétudes pour la filière céréalière, les mycotoxines ont fait l’objet d’un colloque organisé par Arvalis le 3 avril. La réglementation qui s’est déjà beaucoup enrichie, pourrait encore évoluer. La vigilance reste de mise en ce qui concerne la production.
La Commission européenne prépare un nouveau texte sur les mycotoxines T2 et HT2 et ne devrait lancer la discussion sur les teneurs maximales qu’après janvier 2009. Si les teneurs envisagées en 2003 étaient maintenues, 30 % des avoines, 11 à 24 % des orges de printemps et 6 à 19 % des maïs franchiraient les seuils réglementaires.
Des efforts de recherche sont nécessaires, car ces toxines restent mal connues. Les scientifiques ont détecté une opposition apparente entre les teneurs en T2/HT2 et en désoxynivalénol (Don). Elle pourrait être due à une compétition entre les espèces de fusarium productrices des toxines, mais rien n’est confirmé.
Les T2 et HT2 semblent par ailleurs se développer davantage sur les orges de printemps, les risques étant plus grands avec un précédent blé ou orge. Une chose est sûre : elles ont des effets négatifs sur les processus de fabrication en malterie et brasserie.
Des efforts de recherche sont nécessaires, car ces toxines restent mal connues. Les scientifiques ont détecté une opposition apparente entre les teneurs en T2/HT2 et en désoxynivalénol (Don). Elle pourrait être due à une compétition entre les espèces de fusarium productrices des toxines, mais rien n’est confirmé.
Les T2 et HT2 semblent par ailleurs se développer davantage sur les orges de printemps, les risques étant plus grands avec un précédent blé ou orge. Une chose est sûre : elles ont des effets négatifs sur les processus de fabrication en malterie et brasserie.
Des Don dans le blé en 2007
Sur le front des Don, dont les seuils réglementaires sont déjà fixés, les inquiétudes demeurent. « En 2007, une libération exceptionnelle de spores a eu lieu en juin, ce qui explique les symptômes importants rencontrés cette année en blé », a indiqué Emmanuelle Gourdain, chez Arvalis.
Pour prémunir leur récolte contre ces toxines, les agriculteurs ont un nombre plus important d’outils à leur disposition, mais rien ne les met totalement à l’abri d’une contamination.
Arvalis insiste en blé sur la réflexion autour de l’itinéraire technique, le choix des précédents et le réglage de la moissonneuse à la récolte, afin de faciliter la séparation des grains sains et fusariés. Les agriculteurs peuvent également utiliser des outils agro-climatiques afin de mieux positionner les traitements fongicides. En maïs, Arvalis met l’accent sur la gestion des insectes foreurs et des résidus.
Sur le front des Don, dont les seuils réglementaires sont déjà fixés, les inquiétudes demeurent. « En 2007, une libération exceptionnelle de spores a eu lieu en juin, ce qui explique les symptômes importants rencontrés cette année en blé », a indiqué Emmanuelle Gourdain, chez Arvalis.
Pour prémunir leur récolte contre ces toxines, les agriculteurs ont un nombre plus important d’outils à leur disposition, mais rien ne les met totalement à l’abri d’une contamination.
Arvalis insiste en blé sur la réflexion autour de l’itinéraire technique, le choix des précédents et le réglage de la moissonneuse à la récolte, afin de faciliter la séparation des grains sains et fusariés. Les agriculteurs peuvent également utiliser des outils agro-climatiques afin de mieux positionner les traitements fongicides. En maïs, Arvalis met l’accent sur la gestion des insectes foreurs et des résidus.
Autre voie de progrès : l’amélioration génétique. Grâce au marquage moléculaire qui permet aujourd’hui de caractériser les meilleures sources de résistances et de les introduire dans des lignées productives, la sélection avance à grands pas.
Pour Laurent Gueerreiro, chez Arvalis, des variétés résistantes pourraient être disponibles à la commercialisation d’ici 2 ans.
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Pour Laurent Gueerreiro, chez Arvalis, des variétés résistantes pourraient être disponibles à la commercialisation d’ici 2 ans.
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