Dijon : 2000 Anciens se mouillent pour défendre leur retraite
Mobilisation
Jura agricole et rural
Publié le: 07 mai 2008
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Une mobilisation exemplaire pour les anciens agriculteurs du Jura qui étaient plus de 300 à avoir fait le déplacement |
Plus de 2 000 « Anciens » des FDSEA d'une grande moitié nord-est de la France ont manifesté à Dijon le 28 avril dernier pour défendre leur droit à une retraite décente. Une mobilisation sans précédent pour rappeler ses promesses au Président de la République et à son gouvernement.
Musette, casquettes et harmonica se sont donnés rendez-vous place de la République à Dijon le 28 avril dernier, sous une mer de parapluies, pour la manifestation des Anciens. Il y avait bien longtemps que l'asphalte dijonnais n’avait pas vu une telle foule manifester. Plus de 2000 « anciens » de toutes les fédés du nord au sud d’une grande moitié Est de la France, ont débarqué en car et en voiture pour défendre «leur droit à une retraite décente».
Les délégations des quatre départements de Bourgogne ont été rejointes par celles de l’Isère, du Rhône, de la Haute-Saône, du Jura, de la Lorraine, des Vosges, du Territoire de Belfort, de la Moselle, de l’Aisne, de l’Ardèche, de la Drôme, de l’Alsace, de la Seine-et-Marne... pour exprimer «leur détermination à faire évoluer les retraites et le régime des retraites» comme l’a résumé Pierre Baillet, président des Anciens de la FDSEA de Côte-d’Or, qui accueillait les manifestants.
Pari gagné pour ces anciens qui ont donné des leçons de mobilisation aux plus jeunes générations. Retraités, mais toujours impliqués et attachés au monde agricole, ils ont voulu signifier aux élus nationaux et «à ceux qui nous gouvernent» que «s’il fait bon vivre en France, c’est grâce à une France laborieuse qui mérite la reconnaissance de son travail». Cette France laborieuse ne s’est pas laissée décourager par le temps exécrable et a chanté avec beaucoup d’entrain son attente d’une plus grande justice sociale. En musique et dans la bonne humeur les exploitants retraités, ont revendiqué «une juste rémunération pour ces 50 années de labeur durant lesquelles on a beaucoup demandé aux agriculteurs».
Ils ont aussi voulu rappeler ses promesses au Président de la République. Lors du dernier congrès de la FNSEA, Nicolas Sarkozy a «promis» des améliorations et le ministre de l’Agriculture a confirmé ces engagements. Mais pour l’instant, seuls les bénéficiaires du fonds national de solidarité (3% des retraités de l’agriculture) ont vu leur allocation augmenter d’un acompte de 200 euros. Les autres, tous les autres, attendent plus de justice. Et s’ils ne se font guère d'illusion sur les promesses, ils restent fermement attachés à défendre leur droit de retraité «à une existence digne en récompense du labeur de toute une vie».
Ce qu'ils revendiquentPas de retraite inférieure à 75% du Smic, tout de suite pour les retraités actuels qui ont été chef d'exploitation, et un objectif à moyen terme de 85%.
• Pour les conjoints, une retraite égale au minimum vieillesse, avec une augmentation de 5% par an pendant 5 ans (dans la droite ligne des promesses du Président de la République).
• Des améliorations sur la RCO (réversion, proratisation)
• L'augmentation de la réversion (passage de 54% à 60%)
• La prise en compte des 25 meilleures années, toutes activités professionnelles confondues.
• Une forfaitisation des plus-values pour enfant.
• Pour les futurs retraités, la retraite minimale d'un assuré ayant effectué une carrière d'agriculteur équivalente à celle d'un ancien salarié, soit au moins 85% du Smic.
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