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Les 91 projets industriels et scientifiques de Vitagora
Goût, nutrition et santé
Jura agricole et rural
Publié le:  15 mai 2008
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Deux unités de recherche bourguignonnes et franc-comtoises ont été présentées au cours de l'assemblée : l'Institut des sciences et des biotechnologies de l'agroalimentaire (ENIL et Université de Franche-Comté) et le laboratoire de physiologie de la nutrition de l'Ensbana (Université de Bourgogne). Ainsi que les produits lauréats des trophées Louis Pasteur organisés par l'Enil de Poligny et de Mamirolles

Vitagora a dans son portefeuille 91 projets de recherche scientifiques et industriels dans le domaine du goût, de la nutrition et de la santé.  Innovations, création d'emploi, contacts avec l'étranger... Le bilan est positif pour  le pôle de compétitivité de Bourgogne Franche-Comté.

Le pôle de compétitivité « goût-nutrition-santé », organisé sous la forme d’une association de loi 1901, a tenu son assemblée générale dans le Jura à Poligny. Un choix qui marque la volonté d’impliquer davantage les entreprises franc-comtoises. Ce lundi 5 mai, la salle de conseil de l’Enilbio n’était plus assez grande pour recevoir tous les acteurs du pôle Vitagora.  Aux premiers rangs, des directeurs d’entreprises de renom, Seb, Lactalis... des conseillers régionaux ; dans la salle des représentants des filières végétales, lait et vin, des chercheurs, des enseignants...  
 
Créés en 2004, les pôles de compétitivité associent entreprises, centres de recherche, organismes de formation et collectivités territoriales pour créer une dynamique économique sur un territoire et atteindre une dimension suffisante pour s’ouvrir à un développement international. Vitagora peut s’enorgueillir à ce titre d’avoir créé une plateforme multigénomique et accueilli sur la région une société suisse d’additifs nutritionnels, Exichol, très convoitée par d’autres régions.. Vitagora est en effet le seul pôle français parmi les 71 retenus par la DIACT (Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires) à travailler sur le goût et la sensorialité dans les aliments tout en tenant compte des conséquences pour la santé des consommateurs.  Son objectif : faire évoluer qualitativement l’alimentation, de la petite enfance aux seniors, et développer des projets innovants. À l’exemple de Farine+, visant à caractériser les farines en fonction de leur potentiel nutritionnel et sensoriel et à préserver ces valeurs jusqu’au produit final, le pain, ou encore de ces recherches pour mettre en évidence les récepteurs gustatifs du gras, ce « goût du gras » que l’on soupçonne d’être responsable de l’obésité.
 
Vitagora est présidé par Pierre Guez, président de Dijon Céréales qui salue les résultats obtenus depuis deux ans.  « Notre mission est de favoriser l’essor des entreprises des deux régions Bourgogne et Franche-Comté, créer une émulation et valoriser la richesse des compétences scientifiques locales ». Vitagora a déjà contribué à 11 créations ou maintien d’entreprises et permis de conserver 371 emplois. Le pôle s’occupe également au niveau national de la coordination de sept pôles de compétitivité à connotation végétale.
 
Vers une reconnaissance internationale
« Nous avons fait fort ! Sur quatre projets que nous avions présentés lors du cinquième appel à projets du Fonds interministériel, trois ont été retenus », lance le président de Vitagora. En 2007, le projet «Farine+» avait obtenu la même reconnaissance du FUI qui garantit un financement sur des budgets de recherche allant de 2 à 5 millions d’euros. Avec à terme pour les trois projets, la création de près de 150 emplois.  Deux projets concernent les jeunes seniors et la création d’alicaments (boissons et aliments lactés) traitant la prise de poids et de traitements innovants d’origine alimentaire pour prévenir les risques cardiovasculaires (partenaire industriel : Senoble). D’autres projets sont financés par l’Agence nationale de recherche, par la région et par des acteurs économiques. Le total des financements accordés s’élève à 7,3 millions d’euros.
 
Vitagora a présenté dernièrement au FUI un projet sur les emballages permettant d’améliorer la conservation des aliments (les Salaisons dijonnaises, Chazal, AFT Plasturgie...) et des probiotiques en comprimés et dans les yaourts favorisant l’«immunité» et aux propriétés «antioxydantes» (Merck, Senoble...)
Les compétences de Vitagora sont reconnues au niveau national, reste maintenant à les exporter au-delà de nos frontières. C’est au programme avec deux missions, l’une en Asie au mois de mai et l’autre aux États-Unis en juin.

Des entreprises
De nombreuses entreprises ont adhéré à  Vitagora : Dijon Céréales, Eurogerm, Unilever, Socofruits, les Coteaux bourguignons, les laboratoires Merck, Urgo, Lactalis, Senoble, Chazal, Jean-Louis Amiotte, Seb, Suez, Perrin-Vermot, Pâturage
Comtois...Elles ont été rejointes par des organisations professionnelles des vins et des fromages AOC de Bourgogne et du Jura (CIGC, CIVJ...),
la Communauté urbaine du Grand Dijon, les conseils généraux, les  conseils régionaux et les chambres d’agriculture, de commerce et d’industrie.
Au total 112 entreprises industrielles se sont fédérées au sein de Vitagora, 74 unités de recherche privées ou publiques et 10 établissements
d’enseignement.
 
Caractérisation du vin jaune
Mme Tarby-Maire, présidente du CIVJ : «La caractérisation des vins jaunes est un projet labellisé par Vitagora. Ce travail entre dans le cadre des nouvelles procédures d'agrément et garantie une qualité pour le consommateur. La filière vin a un besoin certain de recherche, l’Australie et les États-Unis investissent dans de nombreux programmes de recherche. Mieux connaître son produit, l’améliorer, le maîtriser ne signifie pas que nous allons abandonner nos traditions mais nous serons capables de mieux optimiser les données naturelles et connaître tous les facteurs qui influencent le produit. Et arriver à avoir des vins exceptionnels le plus fréquemment possible ! Il est intéressant de travailler avec Vitagora, de croiser les métiers du lait et du vin. Nous sommes de la même grande famille .»
 
Des compétences en Franche-Comté
Le nombre de chercheurs dans l’agroalimentaire n’est pas le même dans les deux régions : le rapport est de 1 à 10. 40 chercheurs en Franche-Comté, 400 en Bourgogne. Pourtant la Franche-Comté n’a pas à rougir et dispose de compétences et de formations reconnues dans le domaine du lait, du vin et du goût, notamment à Poligny (Enil, ITFF, INRA) et Arbois (Institut des vins).La filière fromage est très bien représentée, puisque 65% des acteurs sont d’origine franc-comtoise. En juin 2007, Jean-Paul Quilbier, directeur industriel de Lactalis est devenu le président de la filière fromage au sein de Vitagora, qui associe désormais les deux filières AOC et non AOC.
 
Fromage et vin
L’ISBA et le service recherche et développement basé à Poligny travaille sur plusieurs projets labellisés ou en cours de labellisation par Vitagora : Colzauprot, portant sur la substitution du tourteau de soja par celui de colza dans l’alimentation des vaches dans la filière comté, Fromsanté qui vise à mesurer l’impact des fromages au lait cru dans la reconstitution des défenses immunitaires après un traitement antibiotique, l’oxydation prématurée des vins blancs, la texture du miel...�




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