Le Jura Agricole et Rural
Il a opté pour le désherbage mécanique
Guy Thiollier agriculteur à Grammond
Jura agricole et rural
Publié le:  15 mai 2008
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La journée de démonstration de matériels sera l’occasion de montrer différents modèles de bineuses

Le désherbage mécanique fera l’objet d’une journée de démonstration le 9 juin dans les monts du Lyonnais, sur l’exploitation de Guy Thiollier à Grammond (Loire). Témoignage de cet éleveur laitier qui n’utilise plus de désherbant chimique dans ses parcelles de maïs.

Cela fait trois ans que Guy Thiollier ne désherbe plus chimiquement les maïs. Avec la herse étrille appartenant à la Cuma de Grammond, il prévoit trois passages : le premier quatre à cinq jours après le semis selon la levée du maïs, deuxième passage au stade deux ou trois feuilles, et enfin, lorsque la plante de maïs atteint environ 10 cm. « Après, je passe avec la bineuse à maïs, suivant l’infestation des mauvaises herbes et surtout au bon stade, c’est très important. Parce que plus on s’y prend tôt, si possible au stade plantule, plus la destruction des adventices est efficace », insiste Guy Thiollier.

« Le binage permet de bien aérer le sol, de faire travailler la terre ». Cet éleveur utilise la bineuse de la Cuma de Chazelles-sur-Lyon. Sachant que cette machine a au moins vingt ans, le travail de binage est satisfaisant sur l’inter-rang, mais pour biner au plus près de la plante, il faudrait du matériel plus performant, donc plus récent. Cette année, le maïs a été semé le 5 mai sur 5 hectares, soit deux parcelles voisines dans une zone vallonnée.

Préserver l’environnement à long terme
« La pratique du désherbage mécanique a changé en partie ma façon de travailler », ajoute Guy Thiollier.

« Avant, je semais la parcelle entière, maintenant je laisse une bande enherbée de 5 à 6 mètres autour, de manière à pouvoir tourner avec la machine. Pour essayer de compenser le nombre de pieds qui sera arraché ou abîmé, j’ai fait le choix de semer un peu plus serré : 105 000 pieds à l’hectare au lieu de 90 000 pieds habituellement sur notre secteur ».
Certes, l’efficacité du désherbage mécanique a certaines limites. Il faut prendre en compte la configuration du terrain et le type de sol, mais aussi la disponibilité du matériel et le temps de travail supplémentaire surtout dans des parcelles en pente. Mais au bout de trois ans de pratique, Guy Thiollier n’a pas l’intention de revenir en arrière. « Même s’il reste des mauvaises herbes dans mes parcelles de maïs les années humides comme 2007, je me dis que cela vaut vraiment la peine de faire l’effort de ne plus désherber chimiquement pour préserver l’environnement à long terme ».

La journée de démonstration aura lieu le 9 juin dès 14 heures, à Grammond sur les terres de Guy Thiollier.


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