Définir ses besoins
Bâtiment d'élevage
Jura agricole et rural
Publié le: 15 mai 2008
Page 8
La conception d’un bâtiment d’élevage doit intégrer à la fois des contraintes réglementaires (normes), des contraintes techniques et environnementales. Il reste toutefois une large palette de solutions et d’adaptations possibles en fonction des aspirations de l’éleveur.
Il existe un large éventail de solutions techniques dans la conception d’un bâtiment, explique Tanguy Morel, conseiller bâtiment à la Chambre d’agriculture de l’Ain. L’idée c’est d’abriter des vaches, dans un milieu sain et ventilé, en tenant compte bien sûr des recommandations en termes de surface par animal, de gestion des effluents, de sécurité… »
Premier point à définir, la taille du bâtiment. « Dans la zone massif du Jura, on doit tenir compte de la prédominance des rations foins-regain, et respecter le ratio d’une place à l’auge et une place de couchage par vache. Si on s’en écarte, c’est une source de stress et de diminution des performances zootechniques. » L’unité de base est la travée : cinq mètres pour sept vaches. En divisant la taille du troupeau par sept et en arrondissant à l’entier supérieur, on détermine approximativement la longueur du bâtiment, avec en plus un espace bien défini pour le bloc traite.
Ensuite c’est le choix du type de stabulation qui conditionnera la largeur du bâtiment : les ratios de surface par animal n’étant pas les mêmes. « Dans une aire paillée, le minimum est de 6,5 m2/VL (soit 8 m de profond) avec une aire de raclage de 3,3 m derrière la stalle d’auge de 1,7 m qui facilitera le raclage au tracteur. Des surfaces de couchage plus importantes peuvent être conseillées pour donner un confort supplémentaire générateur de surcoûts souvent justifiés en élevage laitier. Dans une stabulation logettes il y a deux manières de raisonner : 2 ou 3 rangs avec des aires de raclages de 2,5 m minimum. L’organisation en 2 rangées de logettes permet une cohérence entre la place couchée et la place à l’auge et également une maîtrise de la gestion d’effluents mixtes (un raclage fumier dans le couloir des logettes, et un raclage lisier derrière le cornadis), alors que le système à 3 rangées de logettes permet d’optimiser la surface du bâtiment. On peut s’en tenir aux minimums (1,2 m par 2,40 en face à face, ou 2,5 m face à un mur), sachant qu’une profondeur plus importante de la logette facilitera le coucher et le lever de la vache : c’est un type de surcoût bien placé qui améliore le confort de l’animal et se traduit au quotidien par des vaches plus propres. » Le choix du type de stabulation aura donc des conséquences directes sur le type d’effluents que génère le système, ainsi que sur la demande en paille.
Choix des matériaux
Le choix des matériaux employés a aussi son importance. « Pour le sol d’une aire paillée, la terre battue donne de bien meilleurs résultats que le béton, pour un coût inférieur. Les éleveurs en système aire paillée ont souvent des séries de mammites suite à un curage, des changements climatiques brusques, etc… Limiter les maçonneries au niveau des murs à leurs stricts besoins permet une réduction des coûts et une évolution plus facile du bâtiment, agrandissement ou changement de destination. » Idem pour la charpente et surtout les bardages : le bois a des performances intéressantes en terme d’ambiance et de durabilité. « Pour le bardage, un bois ajouré, c’est-à-dire une alternance de planches autoclavées de 10 cm de largeur et 27 mm d’épaisseur, espacées d’1,5 cm, donne un très bon résultat aussi bien pour la protection et la ventilation que la lumière. Enfin, pour l’intégration paysagère, le bois est de plus en plus préconisé pour habiller les bâtiments agricoles. »
Le choix des matériaux employés a aussi son importance. « Pour le sol d’une aire paillée, la terre battue donne de bien meilleurs résultats que le béton, pour un coût inférieur. Les éleveurs en système aire paillée ont souvent des séries de mammites suite à un curage, des changements climatiques brusques, etc… Limiter les maçonneries au niveau des murs à leurs stricts besoins permet une réduction des coûts et une évolution plus facile du bâtiment, agrandissement ou changement de destination. » Idem pour la charpente et surtout les bardages : le bois a des performances intéressantes en terme d’ambiance et de durabilité. « Pour le bardage, un bois ajouré, c’est-à-dire une alternance de planches autoclavées de 10 cm de largeur et 27 mm d’épaisseur, espacées d’1,5 cm, donne un très bon résultat aussi bien pour la protection et la ventilation que la lumière. Enfin, pour l’intégration paysagère, le bois est de plus en plus préconisé pour habiller les bâtiments agricoles. »
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