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L’utilisation d’une table d’épandage assure une répartition optimale des effluents compostés |
Un rappel sur la réglementation portant essentiellement sur les distances à respecter en matière d’épandage a ensuite été proposé : distances à respecter par rapport aux tiers, aux cours ou aux points d’eau…
Une opération menée sur le bassin-versant de la Loue
Vos contacts à la chambre d’agriculture :
• pour le contrat de rivière Loue : Élodie De Saint Jean, tél. 03 84 72 79 03
• pour les campagnes d’analyse d’effluent : Stéphane Joud, tél. 03 84 35 14 37
• pour des précisions sur les résultats d’essai : Philippe Prost, tél. 03 84 35 14 34.
Pour tout renseignement sur la Cuma Juracompost : Christian Colin, tél. 03 84 73 14 53 ou 06 80 85 87 12.
Essais : les résultats 2006/2007
Résultats obtenus en 2006 et 2007, sur l’essai « valorisation des effluents d’élevages sur prairies, mené dans le cadre du contrat de rivière Loue, sur les sites de Chaux-Champagny et Lemuy.
• un fumier composté subit une réduction de la matière sèche plus importante qu’un fumier non composté (en moyenne 34 % pour un fumier composté contre 18 % pour un fumier non composté).
• le dépôt au champ et le compostage concentrent les teneurs en azote et en phosphore des fumiers (le phénomène de concentration dû à la réduction de matière organique est plus fort que le phénomène de lessivage)
• le dépôt au champ et le compostage diluent les teneurs en potasse des fumiers (le phénomène de lessivage est plus fort que le phénomène de concentration dû à la réduction de matière organique)
• le compostage accroît les pertes d’azote et de potasse d’un fumier stocké au champ s’il n’est pas couvert
• le bâchage du fumier composté permet de réduire très significativement les pertes d’azote et de potasse (elles deviennent alors inférieures à celles d’un fumier laissé en tas sans compostage)
Les conditions climatiques de 2006 et 2007 ayant été atypiques, les mesures de rendement sur prairie n’ont pas encore permis de montrer des différences significatives entre l’utilisation de fumier frais, de fumier en dépôt au champ et de fumier composté. Le dispositif expérimental de valorisation des différents traitements d’effluents sera reconduit en 2008 pour en évaluer les effets sur prairie (rendements et évolution de la flore). D’autre part, il semble également important d’acquérir davantage de références sur le bâchage du compost voire des tas non compostés, ainsi que sur la nature de la bâche à utiliser, pour améliorer la valorisation des effluents sur prairies et pour réduire les pertes dans le milieu, notamment lors du stockage au champ des fumiers.
Une synthèse plus complète sera proposée après l’année d’expérimentation en cours qui confirmera ou non les premiers résultats.
Selon vous, la crise financière actuelle aura-t-elle un impact sur l'agriculture ?





