Inversion de tendance
Commission régionale de l'Apecita
Jura agricole et rural
Publié le: 13 juin 2008
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Les métiers de l’agriculture souffrent encore d’un déficit d’image |
Alors que les offres d’emploi dans les métiers de l’agriculture et de l’agroalimentaire ont connu une nette progression en 2007, le nombre de candidatures se tasse, en lien avec l’arrivée sur le marché de l’emploi de générations peu nombreuses en effectif.
L’Apecita (Association pour l’emploi des cadres, ingénieurs et techniciens de l’agriculture et de l’agroalimentaire) organisait le 27 mai dernier à Besançon sa commission régionale annuelle. Mme Véronique Jan, déléguée régionale de la grande région Bourgogne Franche-Comté Alsace a dressé à cette occasion un panorama des tendances de l’année 2007.
Premier fait notable, une embellie par rapport à 2006 en termes d’offres d’emplois. « Au niveau national, l’Apecita a traité 12 % d’offres en plus. » Une évolution principalement due au secteur des industries agroalimentaires (+22%), et en particulier les industries laitières et fromagères de la viande, des céréales et des surgelés et plats cuisinés. Parmi les offres, la recherche d’ingénieurs et de techniciens est la plus répandue, avec 44 % des offres accessibles aux Bac+5, 44% aux Bac+3/4 et 59 % aux Bac+2. Si les entreprises de l’agrofourniture, les exploitations agricoles et entreprises de productions spécialisées, les OPA et les établissements de formations participent de cette tendance haussière, on peut noter le net recul des offres émanant des organismes financiers, à -34 %.
Premier fait notable, une embellie par rapport à 2006 en termes d’offres d’emplois. « Au niveau national, l’Apecita a traité 12 % d’offres en plus. » Une évolution principalement due au secteur des industries agroalimentaires (+22%), et en particulier les industries laitières et fromagères de la viande, des céréales et des surgelés et plats cuisinés. Parmi les offres, la recherche d’ingénieurs et de techniciens est la plus répandue, avec 44 % des offres accessibles aux Bac+5, 44% aux Bac+3/4 et 59 % aux Bac+2. Si les entreprises de l’agrofourniture, les exploitations agricoles et entreprises de productions spécialisées, les OPA et les établissements de formations participent de cette tendance haussière, on peut noter le net recul des offres émanant des organismes financiers, à -34 %.
Pour la première fois, le nombre de candidats inscrits a diminué de 11 % En cause, de nombreux facteurs, tels qu’une certaine désaffection des jeunes pour les métiers de l’agriculture et de l’agroalimentaire, des recrutements directs à l’issue des stages, la concurrence des sites internet qui mettent en ligne des offres d’emplois, etc. « Mais avant tout le facteur démographique : la vague de départs en retraite n’est pas entièrement compensée par l’arrivée sur le marché de l’emploi de la nouvelle génération », précise la déléguée régionale.
Tensions dans certains secteurs
Cette situation inédite ne favorise paradoxalement pas un meilleur ajustement entre offre et demande. « Les tensions s’aggravent dans les secteurs où elles existaient déjà, comme le commerce et la production. Elles compliquent le recrutement et peuvent entraver le développement des entreprises concernées. » Pour s’adapter à cette tendance, l’Apecita fait donc évoluer ses prestations, en proposant des services personnalisés pour appuyer les entreprises dans leur stratégie de recrutement et les demandeurs d’emploi dans l’organisation de leurs candidatures. « Nous publions désormais sur notre site internet des fiches métiers, qui renvoient sur des formations et à des établissements. » La filière agricole et ses métiers continuent de souffrir d’un déficit d’image. « L’évolution récente du contexte remet la production au cœur des métiers de l’agriculture, et offre de nouvelles perspectives, que personne n’aurait pu prévoir il y a un an », assure Claude Vermot-Desroches, président de la commission.
Cette situation inédite ne favorise paradoxalement pas un meilleur ajustement entre offre et demande. « Les tensions s’aggravent dans les secteurs où elles existaient déjà, comme le commerce et la production. Elles compliquent le recrutement et peuvent entraver le développement des entreprises concernées. » Pour s’adapter à cette tendance, l’Apecita fait donc évoluer ses prestations, en proposant des services personnalisés pour appuyer les entreprises dans leur stratégie de recrutement et les demandeurs d’emploi dans l’organisation de leurs candidatures. « Nous publions désormais sur notre site internet des fiches métiers, qui renvoient sur des formations et à des établissements. » La filière agricole et ses métiers continuent de souffrir d’un déficit d’image. « L’évolution récente du contexte remet la production au cœur des métiers de l’agriculture, et offre de nouvelles perspectives, que personne n’aurait pu prévoir il y a un an », assure Claude Vermot-Desroches, président de la commission.
La Franche-Comté ne représente qu’une infime part du marché de l’emploi national, à peine 1 %, contre 10 % en Rhône-Alpes, 9 % en Île-de-France ou en Bretagne et dans le Centre… « Nous avons totalisé 196 offres en 2007 pour la région, dont 62 % de CDI. Le principal secteur pourvoyeur d’offre est celui des OPA, à hauteur de 26 %, en particulier les chambres d’agriculture et les centres de gestion agricole pour des postes de conseillers et d’animateurs. Suivent les industries agroalimentaires (15 %) avec des postes en fabrication et services connexes à la production : qualité, logistique, achat. Enfin les établissements publics et parapublics, tels que les services du ministère de l’agriculture ont proposé 14 % des offres, essentiellement à des postes administratifs et de techniciens d’expérimentation », précise Mme Jan.
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