Le Jura Agricole et Rural
À chaque bâtiment ses fonctionnalités
Élevage caprin
Jura agricole et rural
Publié le:  13 juin 2008
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En élevage caprin comme pour les autres espèces animales, la conception d’un bâtiment doit permettre à l’éleveur de travailler dans de bonnes conditions tout en assurant le bien-être du troupeau. Et pour chaque projet de construction ou d’aménagement, il faut penser aux évolutions possibles du bâtiment.

On peut distinguer trois types de bâtiments caprins. D’abord, le tunnel d’élevage, avantageux d’un point de vue économique, est facile à aménager et sa mise en place est rapide. Par exemple, un tunnel de 260 m2 peut se monter en une semaine. Le couloir central d’alimentation est souvent privilégié. Aujourd’hui, les bâches « camion » bénéficient d’une garantie décennale du constructeur.

Deuxième type d’aménagement, la chèvrerie longitudinale facilite la circulation du matériel et des animaux, ce qui permet de gérer un lot unique plus facilement et de gagner du temps. La circulation des chèvres vers le bloc traite peut se faire en traversant le couloir central ou en installant des couloirs de circulation au bout du bâtiment, mais cela demande plus de temps. Des couloirs extérieurs peuvent faciliter la surveillance et le paillage.

Bien positionner le bloc traite
S’agissant de la chèvrerie transversale, elle est adaptée à une gestion du troupeau par lot. Les couloirs permettent une meilleure surveillance du cheptel. Les trajets vers la salle de traite sont raccourcis. Toutefois, la mécanisation de la distribution des fourrages, avec plusieurs couloirs et allers-retours, exige plus de temps que dans la chèvrerie longitudinale.
Quel que soit le type de bâtiment, il est important de bien positionner le bloc traite. Un conseil avant tout aménagement : il faut faire des croquis et même simuler le trajet des animaux, surtout s’il y a différents lots. Si le troupeau est géré en un seul lot, le passage des chèvres de chaque côté du couloir d’alimentation se fait généralement par un bout du bâtiment, l’aire d’attente est parfois sur aire paillée et la sortie s’effectue directement de la salle de traite dans l’aire de vie. Pour les producteurs fromagers, il n’est pas interdit de disposer d’une fromagerie contiguë au local de traite, la laiterie ou le local de réception du lait pouvant faire office de sas.

Bien-être : repères

• Surface paillée par animal : 1,5 à 2 m2 pour les chèvres ; 1 m2 pour les chevrettes de sept mois ; 0,25 à 0,30 m2 pour les chevreaux d’un mois.
• Longueur d’auge : 0,35 à 0,40 m pour les chèvres ; 0,25 m pour les chevrettes de sept mois ; 0,20 m pour les chevreaux d’un mois.
•Largeur des parcs : 4,50 à 5 m pour les chèvres ; 3 à 5 m pour les chevrettes de sept mois.
Ces recommandations sont modulables en fonction du gabarit des animaux et du système d’alimentation. Elles concernent plutôt les troupeaux qui ne sortent jamais pour pâturer.


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