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Le syndicalisme a remporté une très belle victoire. Les agricultrices bénéficient des mêmes droits que les salariées |
Les femmes chefs d’exploitation agricole, aides familiales, conjointes d’exploitant ou d’aide familial, peuvent se faire remplacer dans les travaux qu’elles mènent sur l’exploitation, en faisant appel à un salarié des services de remplacement dont le coût est financé par la MSA, via une allocation de remplacement.
Le décret du 5 juin 2008 apporte une augmentation conséquente de la durée de prise en charge. Ainsi pour les naissances, la durée maximale qui précédemment n’excédait pas 22 semaines, peut être portée à 26, 34 voire 46 semaines, pour les mères de familles nombreuses ou les naissances multiples.
Sur le même principe, la durée maximale des congés d’adoption, qui n’excédait pas 10 semaines, peut être portée à 18, voire 22 semaines. Cette mesure permettra aux familles agricoles d’accueillir leurs enfants dans de meilleures conditions. Ce sont chaque année mille cinq cents agricultrices et plus de trois mille agriculteurs qui bénéficient du dispositif de remplacement maternité et paternité pour 130 000 jours environ.
Cette évolution permet aussi de gommer une inégalité entre les non salariés agricoles et les salariés, qui maintenait une différence de droits pouvant aller du simple au double, malgré des situations identiques. Parmi les professions non salariées, le dispositif que les agriculteurs ont mis en place au travers de leurs services de remplacement reste une démarche inédite et enviée. Les organisations syndicales JA et Fnsea se sont félicitées de ces avancées qu’elles réclamaient de longue date.
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