La race simmental sur de bons rails
Syndicat des éleveurs simmental du Jura
Jura agricole et rural
Publié le: 26 juin 2008
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Les responsables du syndicat réunis autour de la présidente Isabelle Vauchet et Jean Thurel à Amange |
La création de l’OES simmental permettra une meilleure structuration de l’élevage, condition nécessaire pour construire un projet de développement “unitaire et performant”
Le 12 juin dernier se tenait à Amange l'assemblée générale du Syndicat des éleveurs simmental du Jura. « Le temps très défavorable pour les productions fourragères, la mauvaise qualité des fourrages ne nous laisseront pas un bon souvenir de cette année 2007, marquée en plus par le premier cas de fièvre catarrhale dans le département. », résumait la présidente Isabelle Vauchet dans son discours d'introduction, après s'être félicitée de la tenue des prix de la viande bovine et d'une forte demande en animaux d'élevage, en lien avec la conjoncture laitière de la fin de l'année.
« Les prix de vente ont été tirés par la folie de la fin 2007, avec 1 411 euros en moyenne pour les génisses pleines. », expose Hervé Vignon. En matière de concours, l'élevage jurassien s'est distingué lors des grands rendez-vous de Longwy-sur-le-Doubs et plus récemment à Paris et à Bourg en Bresse... M. Roz a rapidement présenté les comptes du syndicat « après le déficit de 2006, lié à l'organisation du cinquantenaire de la race à Longwy-sur-le-Doubs et à l'étalement des subventions, le bénéfice de 2007 permet d'équilibrer à peu près les comptes sur deux ans. » Si l'effectif simmental progresse globalement en France, il a tendance à diminuer dans le département du Jura. M. Cêtre, technicien à Jurabétail, a toutefois annoncé une embellie pour la campagne en cours « on devrait finir à +10% ». Frédéric Rome, éleveur à Desnes, fait son entrée au conseil d'administration où il remplace Denis Maignan.
L'OES Simmental
Le temps fort de cette assemblée fut la présentation par Hervé Vignon, directeur de l'ex-Upra, de la nouvelle structure de sélection de la race, l'OES Simmental. « Vous êtes les premiers à être informées : l'OES Simmental vient tout juste de recevoir l'agrément de la CNAG (Commission nationale de l'amélioration génétique). » Il a d'abord brossé un rapide tableau historique et géographique de la race, et rappelé les missions des différentes structures : syndicats d'éleveurs, unité de sélection (Simmental France), Upra, groupement de producteurs
L'OES Simmental
Le temps fort de cette assemblée fut la présentation par Hervé Vignon, directeur de l'ex-Upra, de la nouvelle structure de sélection de la race, l'OES Simmental. « Vous êtes les premiers à être informées : l'OES Simmental vient tout juste de recevoir l'agrément de la CNAG (Commission nationale de l'amélioration génétique). » Il a d'abord brossé un rapide tableau historique et géographique de la race, et rappelé les missions des différentes structures : syndicats d'éleveurs, unité de sélection (Simmental France), Upra, groupement de producteurs
« Avec 22 155 IAP réalisées en 2007, 206 adhérents à l'Upra pour 7 780 vaches inscrites dans 31 départements, il fallait absolument garder à l'esprit le faible effectif et la dispersion sur le territoire pour construire un projet à la fois unitaire et performant. C'est ce qui nous a amenés à concevoir une structure unique, qui sera ouverte à tous les éleveurs de la race. » Coopératives d'insémination adhérentes au schéma de sélection, syndicats d'éleveurs, groupement de producteurs chargé de commercialiser les animaux... toutes ces structures trouvent leur place dans le nouvel organisme, par le jeu des délégués, des commissions et du conseil d'administration. « Cette réorganisation permet aussi de résoudre le problème récurrent du financement de l'Upra. Nous avons construit un projet durable. », précise Jean-Georges Herr, directeur de l'unité de sélection. Le nouvel organisme reprendra les missions de tenue du livre généalogique, contrôle des performances (dont le pointage adulte, spécificité de la race simmental), mais aussi création génétique à travers le schéma et le testage. « L'idéal serait dans les élevages de faire un tiers d'IA de testage, si on veut parvenir à tester 14 taureaux par an, contre 99 à 10 actuellement. Notre problème, c'est l'accès très facile aux doses étrangères. »
Semence sexée
Le directeur de l'unité de sélection a ensuite présenté les reproducteurs prometteurs du catalogue, dont les plus récents n'ont pas encore été indexés. Nouveauté cette année, les éleveurs auront accès à des semences sexées pour deux taureaux. Malgré le surcoût de la dose (il faudra compter une cinquantaine d'euros), plusieurs participants se sont déclarés intéressés par ce service pour obtenir davantage de femelles. Après l'assemblée générale, les éleveurs ont pu visiter l'élevage Thurel à Lavangeot : 56 vaches simmental, avec une moyenne contrôle laitier à 8 615 kg à 33,4 de TP. Quota de 451 665 litres lait vendu par vache : 8065 kg. Parmi elles, la meilleure bouchère du concours de Bourg en Bresse 2008, Pretty (une tonne), qui a produit 11 054 kg de lait à 33,1 de TP en 305 jours.
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