Lait AOC : de légitimes revendications
Jura agricole et rural
Publié le: 23 juillet 2008
Page 1
Face à l’augmentation vertigineuse des prix des matières premières et aux orientations favorables des indicateurs économiques des fromages AOC, la FDSEA du Jura comprend la colère des producteurs et soutient leurs légitimes revendications.
Depuis plus d’un an déjà, les principaux indicateurs de production et de valorisation du lait AOC sont orientés de façon favorable. Mais les prix payés aux producteurs ne suivent pas, contrairement aux progressions légitimes des autres filières.
Dans le même temps, la hausse vertigineuse des prix des matières premières fait exploser le niveau des charges, qu’il s’agisse des carburants, de l’aliment du bétail, ou des intrants, et pèse directement sur la trésorerie des exploitations.
La situation est grave et illustre l’exaspération des producteurs. Même s’ils peuvent accepter le décalage entre production et commercialisation, un délai de plus d’un an ne se justifie pas pour répercuter les hausses de prix ! D’ailleurs, les hausses ont-elles eu lieu ? Sauf à penser que la grande distribution ne se soit servie avant même que la négociation ait eu lieu.
L’expression de la colère des producteurs nécessite, de la part des membres de la filière, l’ouverture d’un débat de fond pour trouver rapidement des solutions à ces problématiques. Les représentants des producteurs doivent être plus largement associés à la vie de l’interprofession, ainsi qu’aux négociations qui conditionnent leur revenu. De fait, les représentants des producteurs ne sont associés ni à la négociation de la Commission des contrats, ni aux négociations avec les entreprises d’affinage et, encore moins, avec la grande distribution.
L’expression de la colère des producteurs nécessite, de la part des membres de la filière, l’ouverture d’un débat de fond pour trouver rapidement des solutions à ces problématiques. Les représentants des producteurs doivent être plus largement associés à la vie de l’interprofession, ainsi qu’aux négociations qui conditionnent leur revenu. De fait, les représentants des producteurs ne sont associés ni à la négociation de la Commission des contrats, ni aux négociations avec les entreprises d’affinage et, encore moins, avec la grande distribution.
Face à cette situation, la FDSEA demande, en urgence, une hausse significative des prix payés aux producteurs, hausse qui réponde à la fois aux évolutions de la MPN, aux exigences grandissantes que leur imposent les cahiers des charges AOC et qui leur permettent de faire face normalement à la hausse vertigineuse de leurs charges.
Autres articles associés
Archives
Newsletter GRATUITE
Sondage
Selon vous, la crise financière actuelle aura-t-elle un impact sur l'agriculture ?





