La maladie progresse
Fièvre catarrhale ovine
Jura agricole et rural
Publié le: 07 août 2008
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Situation au 5 août 2008. Rond rouge : foyer BTV8 dû à la circulation virale. Rond bordeaux : foyer BTV1. Zone jaune : périmètre interdit lié à la circulation virale 2008. Zone bleue : zone réglementée sérotype 8. Zone rose : zone réglementée sérotype 1. Zone verte : zones réglementées sérotypes 1 & 8 . Zone grise : zone réglementée sérotype 1-2-4-16 (Carte : source DGAL) |
Le ministère de l’Agriculture, devant l’extension de la maladie, vient d’étendre les périmètres interdits. Par ailleurs la répartition des doses de vaccins destinés aux petits ruminants a été achevée cette semaine.
Les nouvelles sur le front de la fièvre catarrhale ovine ne sont pas bonnes. L’actuelle flambée de la maladie intervient avec presque un mois d’avance. Pour l’heure, le bilan national s’établit à 3 042 cas de FCO - BTV8 de l’année 2008 qui sont issus de la circulation virale 2008, et 14 nouveaux cas de FCO - BTV1 issus de la circulation virale 2008. Un rappel : 15 569 cas de FCO ont été déclarés en 2007 (dont trois cas de FCO sérotype 1).
Vaccination : 50% des dotations utilisées dans le Jura
Entre le 29 juillet et le 5 août, le nombre de foyers (sérotype 8) dans le Jura est passé de 9 à 31 (20 cheptels bovins et 11 cheptels ovins avec, le plus souvent, un ou deux animaux contaminés par élevage). Le département se retrouve donc pour la totalité de son territoire en périmètre interdit. La campagne de vaccination s’est organisée à partir de fin juin en lien avec la DDSV, le GDS 39 et les vétérinaires.
« Nous avons été totalement livrés sur la dotation du Jura. 50% de la dotation départementale bovin et ovin ont été utilisés fin juillet », signale Martine Fallon, directrice de la DDSV. « Aujourd’hui, il est encore possible de vacciner, dans la mesure de la disponibilité du vaccin, car nous risquons de voir une partie de notre dotation repartir vers des zones non servies. Pour limiter la circulation virale sur le territoire de façon collective, il faudrait que 80% des cheptels soient vaccinés. Aujourd’hui, au niveau national, nous n’en sommes qu’à 30%. Il faut encore vacciner ! » termine Martine Fallon.
Pour Claude Métraille, président du GDS 39, il y a « absolue nécessité de vacciner les ovins ainsi que les vaches et génisses en âge de reproduire, là où le risque d’avortement est plus élevé. » Le responsable agricole s’inquiète également des difficultés à l’exportation avec les nouvelles exigences de l’Espagne qui s’alignerait sur l’Italie, sans doute dès cette semaine.
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