D’ici à la fin 2008, BDPORC devrait devenir la base officielle de notification des mouvements de porcins. L’interprofession régionale reste mobilisée, afin que la base soit opérationnelle dès la sortie de l’arrêté. Le bon de livraison établi par l’interprofession va dans ce sens puis qu’il permet d’harmoniser les données collectées.
A l’origine de BDPorc, l’obligation réglementaire de disposer d’une base de données des exploitations et des mouvements de porcins. « BDPORC est opérationnelle depuis avril 2007, la phase pilote est terminée, des régions notifient déjà leurs mouvements de manière volontaire », précise Lucie Cadart, en charge de ce dossier à Bévifranc-Interporc. Mais l’arrêté qui devait donner à BDPorc son statut officiel a été plusieurs fois différé, pour des raisons de calendrier électoral et de compatibilité avec le code rural… « La réglementation européenne impose que soient notifiés tous les mouvements d’animaux, rappelle pour sa part Joël Pourchet, vice-président de l’interprofession régionale porcine. C’est donc de la responsabilité des éleveurs de notifier ces mouvements, soit directement, soit via leur groupement, soit en passant par l’EDE. »
Opérationnels à l’automne
Maintenant que l’officialisation de la BDPorc n’est plus qu’une affaire de semaines, l’objectif affiché est désormais de peaufiner l’organisation des flux d’informations pour être opérationnels cet automne. Côté base de données, « le fichier d’élevages de BDPORC est issu de la BDNI, et la fiabilisation des données identification (raison sociale, IDM, adresse) est quasiment terminée. Reste la centralisation des données Métiers (coordonnées complémentaires, adhésion groupement, nom du responsable technique et nombre de places) et le volet sanitaire (statut Aujeszky, vétérinaire sanitaire) », déclare Lucie Cadart. Concernant la notification des mouvements d’animaux, les administrateurs régionaux ont été formés en avril dernier à Paris aux enjeux et aux différentes fonctionnalités de BDPORC, et en juin ce sont une partie des utilisateurs régionaux (abattoirs, éleveurs en groupement) qui se sont familiarisés avec l’utilisation du site internet et la notification des mouvements.
Un bon de livraison interprofessionnel a aussi été établi. Ce document d’accompagnement, établi en plusieurs exemplaires, permet le suivi des mouvements, le contrôle de l’identification des porcs pendant le transport. Il contient les informations permettant la notification du mouvement à la base de données nationale, et doit être conservé dans le registre d’élevage. Le document d’accompagnement est obligatoirement rempli et signé par l’éleveur concerné comme dans l’exemple suivant. Outre les données réglementaires, on y trouve aussi des informations techniques comme le CCP. A côté de sa signature, l’éleveur indique en cochant une case s’il souhaite déléguer la notification du mouvement à un tiers (groupement par exemple) ou s’en charger lui-même.
Enfin l’abattoir de Pontarlier fait office de site pilote pour la phase de test du module informatique de transferts de fichier, et sera prochainement rejoint dans cette démarche par celui de Valdahon. La question de la tarification de la notification fait actuellement l’objet de négociations, et devrait s’établir autour de 50 ct par saisie, après une phase de gratuité de trois mois.
Alexandre Coronel
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