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18 800 doses Intervet sont disponibles pour vacciner les bovins présélectionnés pour le concours du Sommet de l’élevage |
"Nous assistons à une explosion des cas de FCO et le nombre de foyers a quasiment doublé depuis le 1er août", alerte Claude Métraille, président du GDS du Jura.
Le 19 août, les relevés de la DSV faisaient état de 62 foyers de FCO dans le département. Un chiffre qui évolue d’heure en heure car la maladie progresse, encore et toujours. "Nous nous retrouvons aujourd’hui dans la même situation que les éleveurs du Nord de la France l’année dernière" signale Claude Métraille. Sur les 62 foyers de FCO, 25 concernent des cheptels ovins et 37 des bovins, avec une forte mortalité sur les ovins. La vaccination, quand elle a été réalisée dans les temps, semble avoir joué son rôle de protection.
"Les perspectives de débouchés à l’exportation qui se restreignent à cause de la FCO et l’augmentation des charges d’aliments et de vétérinaires combinée à une vente de la viande en léger recul, tout cela met les éleveurs dans une situation alarmante, surtout en élevage allaitant" ajoute le président du GDS.
La Haute-Saône fortement touchée
Dans notre région, la Haute-Saône est le département le plus touché avec 176 élevages foyers de FCO-BTV8 confirmés en début de semaine dernière.
Le 11 août, le nombre de cas de FCO-BTV8 diagnostiqués en France était de 4 543.
La Bretagne jusqu’à présent épargnée vient de découvrir des foyers, le premier étant apparu le 6 août dans un élevage de l’Ille-et-Vilaine. A la demande de Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la Pêche, le Premier ministre a accepté le principe d’une participation financière de l’Etat aux opérations de vaccination des ruminants (bovins, ovins, caprins) contre les deux sérotypes 1 et 8 de la fièvre catarrhale ovine dans neuf départements du Sud-Ouest (Charente, Charente-Maritime, Dordogne, Gers, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées).
Surveillance renforcée
Les consignes restent identiques : prévention (vaccination, desinsectisation) et surveillance. Déceler les animaux suspects et les soigner dès l’apparition des premiers symptômes (abattement, hyperthermie, baisse d’appétit, chute de production, raideur des membres…) permet de lutter plus efficacement contre la maladie. Il ne faut donc pas hésiter à prévenir son vétérinaire en cas de suspicion et ne pas attendre l’apparition des symptômes complémentaires (notamment ulcères sur les muqueuses et présence d’œdèmes). La visite est prise en charge par l’Etat. Dans le cas où le prélèvement et l’analyse confirment la présence de FCO, le fait d’être déclaré comme "foyer" n’expose pas le cheptel à un blocage, puisque la réglementation s’est assouplie mais ouvre l’accès aux aides mortalités mise en place par l’Etat et aux aides CSSA des GDS.
I.P.
Précisions sur les symptômes de la FCO sur le site internet de la FRGDS : www.frgds-fc.com
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