Sur le Jura, ce sont déjà 90 foyers qui sont confirmés de FCO BVT 8 en date du 26 août 2008 et une vingtaine de suspicions en cours sur des animaux développant des symptômes évocateurs.
On dénombre 52 élevages bovins et 38 élevages ovins dont près des 3/4 suspectés en août avec en moyenne 3 animaux concernés (de 1 à 20) au moment de la déclaration et des mortalités essentiellement en élevage ovin.
Peu de vaccins disponibles
La vaccination (hors broutard et estive) a débuté à la mi-juin. Elle se poursuit encore aujourd’hui. La dotation de vaccin disponible sur le Jura (2/3 du troupeau jurassien) n’a été utilisée qu’à hauteur de 50 %. Malheureusement, une partie de ce stock non utilisé début août (faute de demande) a été redéployé dans d’autres départements. La vaccination est très efficace dans la mesure où le délai pour l’immunité vaccinale est respecté (31 jours après l’injection unique pour les ovins et 21 jours après la dernière injection pour les bovins).
Au vu des appels au GDS, il paraît nécessaire de rappeler les principaux symptômes de la FCO. Vous pouvez consulter, à ce titre le site internet de la FRGDS (www.frgds-fc.com).
Chez les ovins, elle se caractérise par :
- Une atteinte des muqueuses buccale, nasale et oculaire (larmoiement, jetage, hyper-salivation, œdème des lèvres et de la langue).
- Une atteinte musculaire (raideur, torticolis) et des boiteries,
- Des avortements,
- Un amaigrissement important.
La mort survient 8 à 10 jours voire moins ; les animaux qui survivent ont une convalescence longue. Attention à la stérilité des mâles reproducteurs.
Chez les bovins, on observe :
- Un gonflement (œdème et congestion) et/ou lésions au niveau de la tête.
- Un écoulement au niveau du nez et de la bouche,
- Des ulcérations au niveau de la mamelle,
- Des trayons enflés et rouges, des boiteries
En tout début de la maladie, les animaux apparaissent fiévreux, sans appétit, leur production de lait chute brutalement et ils semblent marcher péniblement, avec raideur.
Ayez l’œil
Ces premiers signes méritent votre attention, car c’est dès ce stade que le diagnostic peut être porté, et surtout que le traitement semble le plus efficace. Par conséquent, si vous constatez cela, n’attendez pas l’apparition des symptômes complémentaires sur les muqueuses et les œdèmes, et appelez votre vétérinaire pour qu’il procède au traitement précoce et aux prélèvements pour confirmation par le laboratoire (analyse virologique par PCR).
Toute suspicion déclarée par votre vétérinaire auprès de la DDSV sera prise en charge par l’état (frais vétérinaires ainsi que des frais d’analyses, une visite par élevage).
En cas de résultat positif, et donc de cas confirmé, votre cheptel pourra bénéficier, sur les mortalités ou les euthanasies liées à la FCO, d’indemnisations par l’État accordées pour tous les élevages ayant des cas confirmés depuis début juillet 2008.
Le montant de ces indemnités est plafonné à 100 euros pour les bovins de race laitière de moins de 8 mois, 228,67 euros pour les autres bovins, 43,73 euros pour les ovins et les caprins, 91,47 euros pour les mêmes cheptels de sélection.
Il pourra aussi avoir accès aux aides sur les pertes sanitaires indirectes octroyées par le GDS sur le fonds de la Caisse de solidarité santé animale si vous avez cotisé début 2008. Les dossiers d’indemnisation seront envoyés directement aux éleveurs concernés.
Alain Maire-Amiot - GDS39
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