Un millésime qui a du potentiel…
Vendanges 2008
Jura agricole et rural
Publié le: 19 septembre 2008
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Le ban des vendanges est fixé au 17 septembre pour les crémants et au 22 septembre pour les vins tranquilles |
Peu d’indications sur le millésime 2008. A quelques heures des vendanges, les viticulteurs jurassiens ont reconnu qu’il avait du potentiel et rappelait celui de 1996…
La traditionnelle réunion pré-vendanges, organisée par la société de viticulture du Jura, avait réuni un beau parterre ce mardi après-midi, à la maison diocésaine de Montciel. Entouré des présidents des syndicats d’appellation jurassiens, le président Alain Baud a, à quelques jours de l’ouverture du ban des vendanges, a donné quelques indications sur ce millésime 2008.
Mais il a tout d’abord laissé Marie-Colette Vandelle, la technicienne du Comité technique viticole, dresser un bilan sanitaire de la saison. Celle-ci a rappelé « l’évolution chaotique du développement végétatif après un début de mois de mars plutôt doux. La fraîcheur et la neige de Pâques ont ralenti la reprise d’activité de la végétation. Le départ a été plus tardif, mais le bon début du mois de mai a permis d’atteindre des stades d’évolution équivalents à ceux de 2006. Après un ralentissement en début de mois, la floraison est intervenue à la mi-juin. Les mois de juillet et août ont été en demi-teinte, avec une alternance de périodes ensoleillées et chaudes et de périodes fraîches et humides… »
En septembre, l’évolution de la maturation « très chaotique » mais elle a atteint un bon niveau, « grâce à l’anticyclone de ces derniers jours ».
Un air de 96
« Avec un niveau de sucre correct et un taux d’acidité relativement important, ce millésime reste relativement intéressant et nous rappelle celui de 1996… », a commenté Alain Baud.
Le bilan phytosanitaire fait du mildiou la vedette de l’année 2008. La maladie a rencontré des conditions très favorables jusqu’à la mi-juin et, à ce jour, il est présent sur tout le vignoble, à des degrés variables. Pour le botrytis, la situation est très hétérogène…
« Non à la censure du vin ! »
La présence de ce parterre de vignerons jurassiens a offert à Marie-Christine Tarby, la présidente de l’interprofession, l’occasion de faire le point sur les revendications que « Vin et société », l’association nationale qu’elle préside, défend en matière de publicité sur l’internet et de droit à l’information. Le dossier n’ayant pas trouvé de solution, elle en appelle à la mobilisation de la profession. Et sans attendre une grande mobilisation nationale des viticulteurs, le 30 octobre prochain, elle invite les participants à voter une motion dans laquelle il est demandé qu’un cadre juridique clair soit défini pour permettre de communiquer sur le vin.
Car, lorsque la loi Evin a été votée, l’internet n’en était qu’à ses balbutiements. La publicité sur les alcools n’étant pas par ailleurs définie de manière claire, il existe deux vides juridiques dans lesquels tombent de plus en plus souvent les médias traitant du sujet.
D’où des propositions de la filière qui se veulent « respectueuses de la santé publique », mais qui sont « indispensables au moment de préparer un plan de modernisation qui engagera l’avenir de toute la profession ». Des propositions on ne peut plus simples : l’intégration d’internet à la loi Evin, la définition juridique de la publicité, de manière à protéger aussi le droit à l’information…
Cette motion qui dit « non à la censure du vin » a été votée à l’unanimité des participants.
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