Sensibiliser les futurs éleveurs…
Volaille de Bresse
Jura agricole et rural
Publié le: 02 octobre 2008
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Beaucoup de données économiques ont été présentées par Michel Pont |
Une journée de sensibilisation a été organisée à l’intention des élèves des établissements agricoles, nécessaire relève pour les éleveurs de la filière volaille de Bresse…
Dans le prolongement de toutes les actions menées dans le cadre de l’opération « 2008, le Jura fête la volaille de Bresse », le comité interprofessionnel de la volaille de Bresse a organisé une journée de sensibilisation à l’élevage, à destination d’éleveurs potentiels, les élèves des établissements agricoles de la région.
Venus de Fontaines (1ère année de BEPA), du LEAP de Louhans (2ème année de BEPA productions agricoles) et de Montmorot (2ème année de BTS ACSE), près de cent élèves se sont retrouvés sur l’exploitation de Michel Pont, à Varennes-Saint-Sauveur (Saône-et-Loire).
Installé en volaille de Bresse, celui-ci a présenté son élevage. « Quand je me suis installé, j’étais motivé pour faire du poulet et, en volaille de Bresse, je n’avais pas besoin d’un apport financier conséquent. Je me suis donc installé sur 8 hectares, avec une mise en place de 1 000 volailles, les aliments achetés, la construction de cinq bâtiments et de 300 places d’épinettes… »
La production s’est alors développée régulièrement au fil des années, pour atteindre les 10 000 volailles mises en place en 2000. En 2002, l’exploitation de quatre hectares supplémentaires lui permet de produire son maïs et, deux ans plus tard, l’éleveur se lance dans la production de volailles fines (poulardes, chapons…). Une orientation qui se confirme aujourd’hui puisque Michel Pont, outre ses 8000 volailles mises en place, a commercialisé en 2006 quelque 500 volailles fines, toutes vendues aux abattoirs.
Bien dans ses baskets
Il a fourni des données techniques et chiffrées aux élèves : 75 000 euros d’investissements en trois années (10 bâtiments posés sur des dalles de béton, clôture électrique… qui lui permettent d’élever deux bandes par bâtiment et par an).
Avec un temps de travail évalué à 111 heures pour 500 volailles, il se dit « bien dans ses baskets ». Ses poulets effilés ont un poids moyen de 2,050 kg. Au niveau des pertes, il les évalue à 5% par an (prédateurs) et 5% de déclassement. 6 100 volailles ont été commercialisées sous AOC volaille de Bresse. Ses charges fixes se montent à 21 700 euros et ses charges variables à 5,39 euros par poussin mis en place. Les ventes lui rapportent 10,20 euros par poulet, soit 4,98 euros pour un kilo de volaille effilée. Différentes spéculations ont été présentées, selon que l’éleveur produise ou non son aliment. Pendant que Michel Pont présentait son activité, Sophie Massot, technicienne du CIVB, communiquait des données plus générales sur cette filière volaille de Bresse pour qui le recrutement de nouveaux éleveurs est fondamental pour l’avenir.
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