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Au cœur des filières
Jura agricole et rural
Publié le:  05 novembre 2008
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Un grand intérêt manifesté lors de la visite par les professionnels et autres partenaires de la filière

Installé dans de nouveaux locaux à Poligny, le centre technique des fromages comtois a ouvert ses portes aux professionnels des filières et autres partenaires polinois. Un bel outil pour apporter tout l’appui technique voulu aux ateliers de fabrication…

Le centre technique du comté (CTC) a été fondé en 1975, par la volonté commune des fédérations des coopératives laitières du Doubs et du Jura qui souhaitaient disposer d’un outil pour aider les fruitières de la zone AOC à maîtriser et améliorer la fabrication du comté. D’emblée, un petit débordement avait été prévu puisqu’il était précisé que cet appui pourrait s’étendre aux autres fabrications des fruitières.

Le nouveau CTC s’est d’abord installé dans les locaux de l’Enil de Poligny mais a très vite émigré vers la petite zone industrielle située à l’entrée ouest de la ville.

« Une dizaine de personnes avaient été embauchées pour faire du contrôle qualité du lait, des analyses qualité et des contrôles de bidon, se souvient Antoine Berrodier, qui dirige aujourd’hui le centre. Mais c’est vers 1980 que nous nous sommes tournés vers la technologie fromagère et avons travaillé sur la qualité des fromages. Nous intervenions à la demande des entreprises à qui nous avons proposé un appui technique… »

Cette stratégie de filière en faveur du haut de gamme a payé puisque l’activité du CTC s’est nettement développée, malgré la diminution conjoncturelle du nombre de fruitières : de 10 salariés pour 450 fruitières en 1978 à 29 salariés pour 170 fruitières, trente ans plus tard.

Au cœur du métier de fromager
Depuis la fin des années 90, le centre a vu se développer des activités jusqu’alors considérées comme marginales. Des travaux sur la qualité sanitaire mais également sur la maîtrise du procédé (assurance qualité, métrologie, performance technico-économique, formation des fromagers…), de manière à assurer un contrôle qualité – au sens technique du terme – de la mamelle jusqu’à la fin  de l’affinage.

La diminution du nombre de fruitières « en contrat » est inquiétante pour les responsables du CTC, le président Rémi Hugon en tête, qui, à diverses reprises, a dit sa confiance dans « la survie des structures en place »…

Aussi, des axes de travail ont-ils été définis pour exploiter au mieux les potentialités de l’outil. L’accent a été mis sur la partie technico-économique, en collaboration avec les comptables des FDCL, l’objectif étant de soulager la fruitière de toute la partie « documentaire » pour dégager le fromager de toutes les contraintes administratives et lui permettre de se recentrer sur son cœur de métier, à savoir la fabrication.

Portes ouvertes
Depuis le 1er juillet 2007, la porte a été officiellement ouverte aux autres AOC de Franche-Comté : bleu de gex, morbier et, à moyen terme, mont d’or. C’est un véritable challenge, un défi du suivi technologique qui est ainsi proposé au centre, rebaptisé pour l’occasion Centre technique des fromages comtois. Et, au-delà des filières AOC, Antoine Berrodier souhaite même aller plus loin en proposant une prestation adaptée aux producteurs fermiers de la région. En leur faisant profiter du savoir-faire et de la présence sur le terrain des techniciens du CTFC…

« On s’est déjà fait connaître auprès de ces producteurs fermiers, explique le directeur. Mais tout un travail reste à faire en direction de ces quelque 80 producteurs fermiers qui auront Aline Bazin comme interlocutrice.»

Pour faire découvrir les nouveaux locaux, une journée portes ouvertes a été organisée à Poligny. Les professionnels des filières et les partenaires polinois du centre ont découvert des locaux fonctionnels dans lesquels travaillent aujourd’hui les techniciens. En 2006, les professionnels avaient choisi de quitter le volet immobilier du pôle agroalimentaire. Ils avaient alors chercher un site, à Poligny, afin de garder la synergie de travail avec les autres partenaires du pôle. C’est sur les anciennes tanneries Esbach que s’est arrêté le choix des responsables du CIGC qui ont acquis le site, l’ont rénové, et le louent aujourd’hui au CTC.




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