Rideau baissé sur les rayons laitiers
Prix du lait : action syndicale FDSEA - JA du Jura
Jura agricole et rural
Publié le: 21 novembre 2008
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Marcel Marguet, secrétaire général de la FDSEA et Gilles Tonnaire, vice-président en discussion avec le directeur de Cora |
À l’appel de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), une soixantaine d’éleveurs laitiers de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs du Jura, emmenés par Marcel Marguet, Laurent Basset, Gilles Tonnaire et Luc Ogier, ont participé à une action syndicale, dans les grandes surfaces de Dole.
En réponse à l’attitude provocatrice des transformateurs laitiers qui persistent à vouloir appliquer des baisses inacceptables, les producteurs ont décidé jeudi dernier, de bâcher symboliquement les rayons de produits laitiers d’Intermarché, Cora et Géant Casino avant d’apposer des étiquettes « produit non équitable » ou « ce produit rémunère mal le travail des producteurs » sur les packs de yaourts, les briques de lait et les fromages.
« Depuis fin 2007, on a eu une augmentation de 18% de notre prix lait et dans le même temps, nos charges ont progressé de 16,5%. Globalement, on revient à la case départ, au même point que l’année passée. On ne peut pas se permettre une baisse de 15 à 30% », explique Laurent Basset.
En effet, depuis le début de l’été et la suppression de la recommandation nationale par la DGCCRF, la filière est dans l’impasse. Faute d’accord interprofessionnel national, le prix du lait du mois d’octobre a été fixé entreprise par entreprise. Dans la majorité des cas, une baisse de 30 euros/1 000 litres a été appliquée. Sur le front de la négociation au sein de l’interprofession nationale (Cniel), c’est le statu quo. Les industriels poursuivent dans une logique baissière disproportionnée en affichant – 30 euros/tonne pour le quatrième trimestre 2008 et – 55 euros/tonne pour le premier trimestre 2009. À ces baisses, les industriels s’octroieraient la possibilité de répercuter à hauteur de -15 euros la mauvaise valorisation des produits industriels (beurre, poudre et lactosérum).
Compte tenu de l’évolution des charges, les producteurs s’opposent fermement à ces baisses et tiennent à le faire savoir en manifestant leur mécontentement et en réclamant la mise en place d’un nouveau cadre national acceptable.
Face à ces mouvements de producteurs, les représentants des GMS doloises se sont engagés à faire remonter les revendications auprès de leurs fournisseurs. Quant aux réactions des consommateurs, les nombreuses manifestations de soutien entendues sont
autant de preuves de la place privilégiée que les agriculteurs tiennent dans la
société française.
E.R. n
« Depuis fin 2007, on a eu une augmentation de 18% de notre prix lait et dans le même temps, nos charges ont progressé de 16,5%. Globalement, on revient à la case départ, au même point que l’année passée. On ne peut pas se permettre une baisse de 15 à 30% », explique Laurent Basset.
En effet, depuis le début de l’été et la suppression de la recommandation nationale par la DGCCRF, la filière est dans l’impasse. Faute d’accord interprofessionnel national, le prix du lait du mois d’octobre a été fixé entreprise par entreprise. Dans la majorité des cas, une baisse de 30 euros/1 000 litres a été appliquée. Sur le front de la négociation au sein de l’interprofession nationale (Cniel), c’est le statu quo. Les industriels poursuivent dans une logique baissière disproportionnée en affichant – 30 euros/tonne pour le quatrième trimestre 2008 et – 55 euros/tonne pour le premier trimestre 2009. À ces baisses, les industriels s’octroieraient la possibilité de répercuter à hauteur de -15 euros la mauvaise valorisation des produits industriels (beurre, poudre et lactosérum).
Compte tenu de l’évolution des charges, les producteurs s’opposent fermement à ces baisses et tiennent à le faire savoir en manifestant leur mécontentement et en réclamant la mise en place d’un nouveau cadre national acceptable.
Face à ces mouvements de producteurs, les représentants des GMS doloises se sont engagés à faire remonter les revendications auprès de leurs fournisseurs. Quant aux réactions des consommateurs, les nombreuses manifestations de soutien entendues sont
autant de preuves de la place privilégiée que les agriculteurs tiennent dans la
société française.
E.R. n
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