L'ASIA de l'Ain
Un exemple près de chez nous
Jura agricole et rural
Publié le: 18 décembre 2008
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L'ASIA de l’Ain a été créée en 1978 à Balan (25 km de Lyon-Est) . En 2008, elle compte 16 réseaux sur 5 300 hectares pour 150 irrigants.
L’eau est à 5 m, mais le pompage s’effectue à 18 m pour ne pas pomper dans la nappe superficielle. 50 % des prélèvements de l’ASIA se fait dans le Rhône et le réseau distribue l’eau sur 15-20 km. Les autres 50% se font sur la nappe. L’irrigation concerne surtout le maïs et les légumes maraichers.
La gestion est collective au sommet, mais chaque réseau à ses propres coûts identifiés. Pour chaque réseau, les adhérents ont souscrit à une part d’investissement défini dès le départ. Ensuite viennent les dépenses d’entretien et d’énergie. On compte huit passages (120 mm) en année de faible utilisation et 14 (300 mm) lors d’année à fort déficit hydrique. Une année normale se situe autour de dix passages (220-250 mm).
Afin de calculer les volumes, des compteurs sont installés à la station et ensuite sur chaque bouche. La propriété de l’ASIA s’arrête à la bouche au champ. Ensuite à charge à l’agriculteur de s’organiser (tubes en surface, mais la plupart du temps canalisations enterrées) pour amener l’eau au pivot, il en est de même pour amener l’électricité à son pivot.
En 2007 les coûts s’élèvent pour la station de 2 800 m3/h créée en 2000 sur le Rhône avec 50% de subvention : 60 euros/ha d’énergie et agence de l’eau ; 40 euros/ha de fonctionnement ; 115 euros/ha d’investissement . Soit 215 euros/ha irrigués (*).
Sur l’ASIA les frais concernant l’énergie peuvent varier de 30 à 100 euros (si 300 mm), et le fonctionnement de 50 à 100 euros.
Les taux de subventions par projet baissent de plus en plus (conseil régional), RMC verse 30% dans la mesure où les projets permettent le transfert des prélèvements de la nappe vers des bassins ou rivières. Que ce soit un réseau avec prélèvement en rivière ou dans la nappe, il semble que cela ne soit pas plus onéreux.
Il faut dimensionner la station de pompage 20 à 25% au-dessus des besoins pour pouvoir répondre aux futurs demandes. L' investissement s'inscrit sur une durée de 15 ans au minimum. Les stations installées il y 25 ans fonctionnent toujours bien car elles assurent un volume à l’heure, ce qui garantit pour tout le monde la possibilité de tirer en même temps l’eau sur son pivot.
Dans le montage du projet, le bureau d’étude doit recenser les besoins, les débits demandés, le parcellaire et doit élaborer puis dimensionner le réseau en fonction des possibilités financières et des besoins des utilisateurs.
Les exploitants doivent quant à eux convaincre les propriétaires de l’intérêt du projet.
(*) Les coûts dans l'Ain sont supérieurs à ce qui pourrait être proposé dans notre région.
Renseignements : Philippe Béjot (Dijon Céréales) ou Jean-Louis Pavat (chambre d’agriculture du Jura).
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