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Le sapin se vend bien
Sapins de Noël
Jura agricole et rural
Publié le:  23 décembre 2008
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Même si son prix augmente, le roi des forêts demeure un symbole des fêtes de fin d’année auquel les familles restent très attachées.

Tradition oblige. Le sapin de Noël trône au milieu de bien des salons malgré un prix continuellement en hausse.

Cette année, les prix de l’épicéa oscillent entre 10 et 12 euros le mètre. Il est apprécié pour son odeur mais perd ses aiguilles. Grand favori de ces dernières années, le nordmann ne sent rien mais résiste bien au chauffage de nos intérieurs. Son prix varie entre 15 et 22 euros le mètre. Des tarifs relevés sur le marché de Battant à Besançon, qui réunit des revendeurs, producteurs individuels et pépiniéristes locaux.
Même s’ils affirment que les prix stagnent sur un an, ceux-ci progressent de 20 % tant pour l’épicéa que pour le nordmann. En cette période de crise économique, les clients achètent quand même, mais sont tentés par le marchandage constatent nos vendeurs. Un fait nouveau.

Un placement à très long terme
Toutefois ces hausses s’expliquent du fait que cette production est assez difficile et soumise aux conditions climatiques. Ainsi, la sécheresse de 2003 a eu pour conséquence une perte de 25 à 30 % des jeunes plants. Les gelées tardives ont bien souvent aussi raison des jeunes plants. De plus, il faut compter 4 ans en pépinière pour que la graine évolue en plant et entre 8 et 10 ans pour obtenir un sapin entre 1,80 m et 3 m.

Sur une parcelle de 2 hectares à Lavans-Vuillafans, Joël et Julien Andrey poursuivent la plantation de sapins de Noël commencée par le père. Un petit complément de revenu à leur activité professionnelle qui se mérite car l’entretien occupe toute l’année pour une vente éclair de trois semaines.
Les plantations se font à la main au printemps à raison d’un pied tous les mètres. Un huitième des plants ne reprend pas, quand ce ne sont pas les chevreuils qui se délectent des jeunes pousses de nordmann ou des personnes qui se servent dans les champs. Pour les sujets qui échappent à ce régime, ils subissent un débroussaillage en avril et en août puis une taille de formation en février et en août pour donner un beau port au sapin.
 
Vient ensuite la scarification (incision à l’aide d’une pince dans l’écorce) en août afin de contrôler la croissance de façon écologique en vue de produire des sujets moins élancés et donc plus touffus. Les sapins sont coupés une semaine avant d’être vendus ; le temps de préparer les pieds afin de les emboîter dans des petits plots en bois pour parfaire le côté authentique.

Outre la qualité des sujets présentés, les frères Andrey se démarquent de la concurrence avec le sapin de Vancouver qui ressemble au sapin pectiné du haut Doubs mais qui ne perd pas ses aiguilles. « C’est un bon compromis entre l’épicéa et le nordmann car son parfum citronné demeure très présent et son coût est de 17 euros le mètre », explique Julien Andrey.




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